03 février 2012

Exposition « La science dans ma vie" à la Cité des sciences et de l'industrie

vignetteOrganisée en quatre parties qui structurent son parcours (La vie et l'esprit, Une meilleure santé, Le système terrestre, Au-delà du visible), l'exposition "La science dans ma vie" invite le visiteur, au travers de jeux et de tests, à prendre conscience de l'omniprésence des sciences dans sa vie. Au centre de l'exposition un salon des sciences propose des animations et des films d'archives.

Génétique, neurobiologie, microbiologie, climatologie, cosmologie, astrophysique, géologie, physique… : la science est partout dans notre quotidien. Ainsi, l'exposition aborde, de façon ludique, les découvertes scientifiques des cents dernières années réalisées sur le cerveau, la santé, la planète et l'Univers. 

La vie et l'esprit

Observez l'activité du cerveau en accomplissant des tâches. Saisissez comment l'interaction entre nos gènes, l'environnement et nos actions nous façonne.

Une meilleure santé

Jouez à l'antibiotique, explorez le corps humain, parcourez l'histoire de la contraception. Apprenez comment l'hygiène, la prévention et la médecine ont doublé l'espérance de vie dans nos sociétés.

Le système Terre

Voyagez au coeur de la planète et decouvrez que la Terre est en constante évolution. Tout est interconnecté: volcans, tremblements de terre, climat, courants océaniques, érosion, paysages, biodiversité.

Au-delà du visible

Entrez dans le monde étrange de la physique quantique, du big bang. Il sont conduit à l'apparition de toute la matière contenue dans l'Univers!

Informations pratiques

Du 13 décembre 2011 
au 16 septembre 2012

Du mardi au samedi
de 10h à 18h 

Le dimanche de 10h à 19h

Accès avec le billet d'entrée
aux expositions d'Explora


Pour aller plus loin : Article source ici et  + Tarifs et billets. 

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13 juin 2010

Découverte de nouveaux gènes impliqués dans l'autisme

autismeCent soixante-dix-sept scientifiques, issus de plus de 60 institutions de 11 pays différents, présentent les résultats de la phase 2 du consortium international de recherche génétique sur l’autisme, Autism Genome Project. Ce groupe de chercheurs, parmi lesquels des scientifiques français, a découvert des mutations génétiques et de nouveaux gènes impliqués dans l’autisme. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature du 10 juin 2010.

 

Les équipes françaises

La partie française de cette étude a été pilotée par Catalina Betancur, qui dirige le groupe de recherche sur la Génétique de l'Autisme au sein du Laboratoire de Physiopathologie des maladies du système nerveux central (Inserm, CNRS, UPMC) à Jussieu. Ce travail est le fruit d’une collaboration datant de plus de 10 ans entre l’Institut Pasteur, l’AP-HP et l’Inserm pour chercher à identifier les facteurs de vulnérabilité génétique rencontrés chez les personnes atteintes d’autisme. Ce projet bénéficie, entre autres d’une promotion Inserm (Pôle Recherche Clinique, Institut Santé publique, C07-33). Ce consortium a permis dès 2003 l’identification des toutes premières mutations des gènes impliqués dans la mise en place des synapses dans l’autisme. Les travaux de ce consortium ont été renforcés depuis 2007 par le soutien de la fondation FondaMental, fondation de coopération scientifique créée par le ministère de la Recherche pour accélérer la recherche en psychiatrie.

Le groupe de chercheurs internationaux a analysé le génome entier de 1000 personnes présentant des troubles liés à l’autisme et 1300 individus témoins à l'aide des micropuces ADN à haute résolution. Les scientifiques ont ainsi pu mettre en évidence des insertions et des suppressions de séquences génétiques, invisibles au microscope. Ces remaniements, appelés "variations du nombre de copies" ont permis d’identifier de nouveaux gènes impliqués dans l’autisme, notamment SHANK2, SYNGAP1, DLGAP2 et PTCHD1. Certains d’entre eux agissent au niveau des contacts entre les neurones (les synapses), tandis que d’autres sont impliqués dans la prolifération cellulaire ou encore la transmission de signaux intracellulaires. L’identification de ces voies biologiques offre de nouvelles pistes de recherche, ainsi que des cibles potentielles pour le développement de traitements originaux.


Qu’est ce que l’autisme ?

L’autisme est un trouble neurobiologique complexe qui affecte la capacité d’une personne à communiquer et à établir des relations sociales. Il s’accompagne fréquemment de comportements répétitifs et d'intérêts restreints. Les troubles autistiques sont diagnostiqués chez un enfant sur 110 et touchent quatre fois plus de garçons que de filles. Les troubles du développement débutent en général avant l'âge de trois ans. Dans certains cas, l'autisme est associé à des maladies génétiques comme le syndrome de l'X fragile ou à des anomalies chromosomiques. Cependant, dans la majorité des cas, l'étiologie génétique précise demeure inconnue. Il n'y a pas de traitement curatif de l'autisme mais la prise en charge éducative précoce améliore le pronostic.  

La nouvelle étude de l’Autism Genome Project a également démontré que les sujets atteints d'autisme tendent à avoir plus de "variations du nombre de copies" rares (détectées dans moins d’un pour cent de la population) touchant des gènes que les individus témoins. Certaines de ces mutations sont héritées, d’autres sont considérées comme "de novo" car elles apparaissent chez les patients et sont absentes chez leurs parents. Les chercheurs ont remarqué que chez les personnes autistes, un grand nombre de ces mutations tendent à perturber des gènes déjà associés à l’autisme ou aux déficiences intellectuelles.


Qu’est-ce qu’Autism Genome Project ?

Démarré en 2002, l’Autism Genome Project rassemble 177 scientifiques, issus de plus de 60 institutions de 11 pays différents, qui ont formé le plus grand consortium sur la génétique de l’autisme. Ce projet est né de la volonté des chercheurs du monde entier de se regrouper pour partager leurs échantillons, leurs données et leur expertise afin de faciliter l’identification des gènes impliqués dans l’autisme. Cette collaboration, avec un vaste ensemble d’échantillons et une expertise multidisciplinaire, a créé des opportunités qui n’existeraient pas autrement. Aujourd’hui, les chercheurs étudient plus en profondeur les variations rares, ce qui nécessite de plus grands ensembles d’échantillons afin d’identifier davantage de mutations génétiques. La première phase de l’Autism Genome Project, achevée en 2007, avait permis de rassembler la plus grande collection d’ADN sur l’autisme et de mettre en évidence l'importance des "variations du nombre de copies" dans cette pathologie. Ce projet est majoritairement financé par Autism Speaks, une organisation américaine qui soutient la recherche sur l'autisme.

Ces découvertes viennent appuyer un consensus émergent au sein de la communauté scientifique, selon lequel l’autisme serait provoqué en partie par de nombreuses « variations rares » ou des modifications génétiques détectées chez quelques sujets atteints. Les gènes identifiés par cette étude confortent aussi la voie synaptique identifiée par l’équipe de Thomas Bourgeron (Institut Pasteur, Université Denis Diderot) et Marion Leboyer (AP-HP, Inserm, Université de Paris-Est-Créteil, Fondation FondaMental). Alors que chacun de ces changements n'est observé que dans une petite partie des cas, l’ensemble de ces variations commence à représenter un pourcentage important de personnes atteintes d’autisme. "L’observation de gènes communs impliqués dans la prédisposition à l’autisme et dans des déficiences intellectuelles soutient l’hypothèse que différents troubles psychiatriques liés au développement du système nerveux partagent certains facteurs de risque génétique." précise Catalina Betancur, chargée de recherche à l’Inserm dans l’unité 952 "Physiopathologie des maladies du système nerveux central" (Inserm/CNRS/UPMC), et dernière auteure de la publication parue dans la revue Nature.

Pour aller plus loin : Article dans Nature + Articles source ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et  + Dossier_de_presse.

Contact chercheur

Catalina Betancur
Inserm U952 /CNRS UMR7224/UPMC "Physiopathologie des maladies du système nerveux central", Paris
Tél. : +33 (0)1 44 27 61 19

Contact presse

Amélie Lorec
Tél. : 01 44 23 60 98

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11 juin 2010

La police scientifique et technique fête ses 100 ans

police_scientifiqueEn 1910, Edmond Locard créait à Lyon le premier laboratoire de police scientifique en France. « Toutes les fois que de jeunes gens me demandent conseil sur les lectures à faire pour se préparer à l’enquête criminelle, je leur indique toujours Sherlock Holmes ». Le courrier, daté de janvier 1927, est adressé par le Dr Edmond Locard à Conan Doyle, père du plus célèbre détective de l’histoire. Edmond Locard, médecin spécialiste en criminalistique, féru de droit et de musique, a la conviction qu’il faut regrouper en un même lieu tous les services techniques pouvant être utiles dans une enquête policière. Les locaux, situés sous les combles du Palais de justice possédaient pour tout équipement un bec Bunsen et un microscope. Aujourd'hui l'Institut national de police scientifique et technique fête ses 100 ans et les techniques d’analyses ont bien évoluées. Ses six laboratoires (2 à Paris, dont le fameux 36, quai des Orfèvres, 1 à Lille, 1 à Lyon, 1 à Marseille et le dernier se trouve à Toulouse) et emploient 650 personnes réparties dans huit grandes disciplines : balistique, empreintes digitales et documents, incendies et explosions, stupéfiants, toxicologie, physicochimie, biologie, et traces technologiques.

Selon Frédéric Dupuch, directeur de l'Institut national de police scientifique (INPS), basé à Lyon, l’informatique et la génétique sont les principales avancées technologiques qui ont conduit à révolutionner la police scientifique. Apparue il y a seulement une vingtaine d’année, la biologie génétique a permis via les analyses d’ADN de résoudre de nombreuses enquêtes. À Lyon l’unité de génotypage est l’une des plus modernes d’Europe, qui peut traiter 20.000 profils ADN par mois. Ces expertises scientifiques sont utilisées sur les scènes de crimes, d’accidents de la route ou de cambriolages. «Pour un simple cambriolage, il est fréquent que soient relevées non seulement les empreintes digitales mais aussi les traces génétiques quand on trouve un mégot ou un chewing gum», explique le directeur.

Quand à l’informatique, Frédéric Dupuch estime que : « L'apport de l'informatique est presque plus important que celui de la génétique. Elle est omniprésente dans toutes nos disciplines. Sans elle, nous n'aurions pu traiter 220 000 dossiers en 2009. Au niveau du génotypage, les nouvelles technologies nous permettent « d'industrialiser » les analyses. Quelque 120 échantillons sont placés sur des plaques. Chacun d'eux est associé à un code-barres correspondant à un programme informatique.
En matière d'analyses de produits stupéfiants, les microscopes comparateurs sont reliés à des écrans sur lesquels les scientifiques peuvent faire bouger ou grossir l'image. Enfin, les nouvelles technologies deviennent également un champ de recherche. Alors que chacun croit avoir effacé un SMS reçu ou envoyé, nous sommes capables de retrouver au moins partiellement les traces de ces fichiers ». Et la science n’a pas fini d’apporter à la criminologie, avec notamment le développement de l'odorologie par exemple, qui est une technique empirique basée sur les traces olfactives que laisse un suspect, même si elle est encore difficile à établir comme élément probatoire en justice.

Il est par ailleurs nécessaire de rester vigilant quant à l’analyse de ces données biologiques « La preuve scientifique disculpe autant qu'elle inculpe", souligne le procureur Viout, s'interrogeant sur le fichage systématique de tous les citoyens. "C'est un choix de société à faire: soit donner une partie de son identité pour éviter les erreurs judiciaires, soit refuser au nom de la protection de la vie privée », commente-t-il. Le magistrat cite en exemple la résolution d'un viol vieux de 19 ans grâce au Fnaeg, qui avait permis d'établir qu'un ancien pompier, fiché en 2006 après une condamnation pour vol, avait également violé et tué une lycéenne en 1987 près d'Avignon. Cependant, « Une empreinte, digitale ou ADN, prouve seulement qu'une personne est passée là. A l'enquêteur de déterminer ce qu'elle y a fait, et pourquoi », souligne Christian Jalby, ancien sous-directeur de la police judiciaire chargé de la police scientifique. D'autant que l'évolution des techniques peut entraîner de nouvelles erreurs judiciaires. « Quand quelques dizaines de cellules suffisent à établir un profil ADN, quelles garanties a-t-on que la personne identifiée soit liée à l'affaire? Ces traces infimes peuvent avoir été transportées, par exemple par le contact d'une simple poignée de main », ou déposées « bien avant » le déclenchement d'une affaire, relève Dominique Brault, juge d'instruction à Lyon.

Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et . Pour en savoir plus sur la police scientifique ici, ici, ici, ici et + inps_balistique, inps_biologie, inps_biologieuag, inps_documentstraces, inps_incendiesexplosions, inps_physicochimie, inps_stupefiants, inps_toxicologie.

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04 juin 2010

Et Craig Venter créa la vie (bis) ?

CRAIGJe vous parlais de ces travaux de génétiques assez exceptionnels, publiés dans la célèbre revue Science, il y a de cela quelques jours seulement (ici). Le site de la Cité des sciences et de l'industrie à la Villette viens de lui consacrer un dossier entier , revenant sur cette étude on ne peut plus médiatisée, et décrivant Craig Venter comme un des chercheurs les plus doués de sa génération.

Ce dossier bien charpenté permet d'avoir un autre éclairage sur cette découverte, ce qui est toujours intéressant. Il revient sur les publications préalables en génétiques de Craig Venter, explique le phénomène à la base de l'étude (le génome artificiel de bactérie), et en quoi il constitue une prouesse technologique. On peut également y écouter une vidéo/interview du scientifique en personne.

Les éventuelles applications industrielles futures y sont également abordées, avec les enjeux éthiques, sanitaires et sécuritaires que ces manipulations génétiques soulèvent. Des sujets qui pourraient nécessiter l'instauration d'une nouvelle réglementation. Pour Joël de Rosnay, « une mobilisation politique, industrielle et citoyenne est absolument nécessaire pour édicter de nouvelles règles. »

Pour aller plus loin : Articles du Monde "Biohackers : les bricoleurs d'ADN" .

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25 mai 2010

« Création d'une cellule bactérienne contrôlée par une synthèse chimique du génome »

ADNC’est le titre d’un article, publié vendredi dernier dans la célèbre revue Science. En effet, vendredi dernier, le biologiste et homme d’affaire américain John Craig Venter et son équipe ont annoncé la naissance d’une bactérie au génome synthétique. C’est-à-dire la création d’une cellule vivante, avec un génome de synthèse : une première dans l’histoire des sciences. Concrètement, ils ont synthétisé chimiquement un génome de bactérie, grâce à des machines spécialisées et à partir d’un modèle naturel ayant été séquencé, puis ont réinjecté le chromosome bactérien ainsi reconstitué dans un mycoplasme (Mycoplasma capricolum, qui infecte les chèvres) débarrassé de son propre génome. Et la cellule ainsi créée a fonctionné, s'est reproduite et a formé des colonies

Ces travaux, réalisés par une équipe de 24 chercheurs, ont effectivement conduit à la création de bactéries, dont le patrimoine héréditaire a été construit par synthèse informatique et chimique, bactéries qui sont aujourd'hui  « naturellement » capable de se diviser pour se reproduire. Les auteurs rapportent dans l’article « la conception, la synthèse et l'assemblage de 1,08 Mb (Mb = méga base = 10*106 bases) du génome Mycoplasma mycoides JCVI-syn 1.0, numérisés à partir des informations sur la séquence du génome et sa transplantation dans un Mycoplasma capricolum, cellule receveuse, pour créer de nouveaux Mycoplasma mycoides, cellules qui sont contrôlées uniquement par le chromosome synthétique. L'ADN présent dans les cellules n'est que de l'ADN conçu par synthèse y compris (...) les polymorphismes et les mutations acquises au cours du processus de construction. Les nouvelles cellules ont les propriétés phénotypiques prévues et sont capables d'autoréplication. » Selon John Craig Venter « Il s'agit de la création de la première cellule vivante synthétique au sens où celle-ci est entièrement dérivée d'un chromosome synthétique ». Autrement dit nous assistons à la première vie synthétique de l’histoire de la biologie, pouvant se reproduire.

Cette découverte scientifique d’ampleur est cependant accueillie différemment selon les publics : alors que certains y voient un prodige scientifique sans précédent et la première démonstration que l'homme peut non seulement maîtriser la vie, mais la créer de ses propres mains, comme  Philippe Marlière (Vidéo interview ici), généticien, conseiller du directeur des sciences de la vie au Commissariat à l'énergie atomique et impliqué dans la prochaine création d'un centre européen sur ce sujet au Génopole « Ces travaux sont extrêmement importants. Pour nous, c'est comme l'invention de la presse pour imprimer par Gutenberg ou la première réaction contrôlée en chaîne de la fission nucléaire par Enrico Fermi », d'autres s’inquiètent de la portée et l’utilisation qui sera faîte de cette découverte. Car si ces travaux permettent une meilleure compréhension du monde génétique, ils ouvrent également la voie à la création de nouvelles espèces « artificielles », génétiquement modifiées.

Pour aller plus loin : Article source ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et . Forum ici et . Vidéo .

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13 mai 2010

Brooke Greenberg détiendrait le secret de l’éternelle jeunesse ?

BrookeBrooke Greenberg a 17 ans, mais ne mesure que 76 cm pour 7 kilos environ, soit l’équivalent d’un organisme de bébé. Son cerveau n’est pas plus développé que celui d’un enfant d’un an. Elle peut accomplir des gestes, marcher à quatre pattes, reconnaître des sons mais est incapable de parler. Ses os, bien qu'anormalement petits, ont à peu près 10 ans, à en juger par la maturité des cellules et structures osseuses. Bien qu’elle ait l’âge d’une adolescente, elle possède toujours ses dents de lait qui ont un âge estimé de 8 ans. dans le cas d’un hypopituitarisme, qui est une pathologie très rare due à une insuffisance antéhypophysaire précoce qui se traduit par un défaut de sécrétion d'hormones de croissance. Cependant, Brooke ne semble pas souffrir d’un tel syndrome car le traitement à base d’hormones de croissance n’a eu aucun effet sur elle.On peut dès lors penser à un problème au niveau de la synthèse de l’hormone de croissance, notamment

En 2006, le Dr Richard Walker, professeur à l'University of South Florida School of Medicine, qui s’intéresse de près à son cas, déclare que le corps de Brooke Greenberg ne se développe pas comme une entité coordonnée mais comme des éléments indépendants et non synchronisés. Depuis, il continue ses recherches en espérant pouvoir mieux comprendre le processus de vieillissement chez l’homme. Il explique au Times : «Nous pensons que l'état de Brooke nous offre une occasion unique de comprendre le processus du vieillissement (...) Si nous pouvons comparer son génome à la version normale, alors nous pourrions être en mesure de trouver les gènes et de voir exactement ce qu'ils font et comment les contrôler.» Il étudie actuellement l’ADN de la fillette à la recherche d’une mutation génétique, qui expliquerait son vieillissement si lent.

Pour aller plus loin : Articles ici, ici, ici, ici et .

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06 mai 2010

Piste dans la compréhension des mouvements involontaires

GENELa syncinésie est la contraction involontaire d’un muscle ou d’un groupe de muscles à la suite du mouvement d’un autre membre cette fois-ci voulu ou reflexe. Les syncinésies constituent un des signes cliniques du Syndrome Pyramidal, constaté chez les personnes hémiplégiques. Elles constituent également un des signes neurologiques discrets faisant partie des caractéristiques cliniques de l'enfant dyspraxique.

Le mois dernier, en comparant les gènes d'une population souffrant de mouvements involontaires avec ceux de 538 volontaires non touchés, une équipe de chercheurs canadiens a constaté que les personnes atteintes de syncinésies d'imitation étaient toutes porteuses de la même mutation DCC (Deleted in Colorectal Carcinoma). Une mutation qui contribuerait à une insuffisance du produit du gène DCC, qui a un rôle clé dans la mise en place des connections cérébrales chez l’humain. « Nous avons découvert que tous les membres d'une même grande famille présentant des mouvements en miroir étaient porteurs de la même mutation DCC, souligne Guy Rouleau, auteur principal, professeur à l'Université de Montréal, directeur du Centre de recherche du CHU-Sainte-Justine et scientifique au Centre de recherche du CHUM. Notre étude donne à penser qu'il existe chez ces personnes une insuffisance du produit du gène DCC qui, en temps normal, signale aux cellules cérébrales de commander le croisement des processus moteurs d'un côté du cerveau à l'autre. Autrement dit, les mutations DCC ont un impact sur la manière dont le cerveau communique avec les membres. »

Cette découverte de la mutation DCC au sein de familles syncinésiques, publiée dans la revue Science, est importante indique le Dr Rouleau  : « Notre étude fournit des indices importants sur la constitution du cerveau humain. Un des mystères de la neurologie est de savoir comment et pourquoi il y existe un croisement des voies neurologiques. Aujourd'hui, nous avons contribué à lever le voile sur le “comment”». Elle ouvre donc la voie à d’autres études qui permettront d’affiner la compréhension du cerveau humain et des mouvements involontaires et qui sait un jour peut-être celle de la dyspraxie et de l’hémiplégie.

Pour aller plus loin : Articles sources ici, ici et . Syncinésie . Mouvements involontaires ici + mouvements « anormaux » ici et . Syndrome Pyramidal ici, ici, ici et . Dispraxie ici et + Vidéos ici et . Hémiplégie ici et . Hémiplégie et vieillissement . Génétique ici.

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29 avril 2010

Un moustique « vaccinateur »

moustiqueC’est l'idée saugrenue qui a germé dans l'esprit d'une équipe de chercheurs japonais et à conduit à l'étude relativement atypique que je vais vous décrire. Les scientifiques ont d'abord modifié génétiquement l’insecte afin que sa salive contienne une protéine spécifique qui sert de vaccin contre une maladie mortelle, la leishmaniose. Ils ont alors constaté qu'une souris, piquée par ce moustique génétiquement modifié, était en quelque sorte « immunisée » contre la maladie, grâce à la fabrication d'anticorps spécifiques agissant contre la leishmaniose.

   

Cette étude, au-delà de son aspect inhabituel, offre des perspectives intéressantes. D'autant plus que la leishmaniose est devenue dans certains pays un problème sanitaire d'urgence. Notamment en Ethiopie, en Erythrée et au Soudan, où la maladie est endémique depuis quelques années. Le taux de mortalité de la maladie est d'ailleurs très élevé en raison de l'absence de moyens diagnostiques et de médicaments. La leishmaniose non traitée a un taux de létalité de 100%, alors que sous traitement, ce taux est de 10%. Les chercheurs souhaiteraient en outre pouvoir appliquer ce processus original dans le traitement du paludisme.

 

Pour aller plus loin : Paludisme ici, ici et . Leishmanioses ici, ici et + leishmaniose.

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09 avril 2010

La culture générale : acquise ou innée ?

culture_GNous sommes assez inégaux en matière de culture générale. Certains, comme de véritables singes savants sont capables de réciter par cœur les déclinaisons latines, la valeur du nombre d’Avogadro à la virgule près, quand d’autres peinent à se souvenir du code de la porte de leur immeuble. Qu’est ce qui fait que certains retiennent des informations à la suite d’une simple lecture, alors que d’autres ont besoin d’un apprentissage long et laborieux ? Il semblerait que ce ne soit pas une question de quotient intellectuel (QI), mais de génétique.

En effet, une étude conduite par des généticiens croates a mis en évidence une prédisposition génétique des individus en ce qui concerne la culture générale. Pour se faire, les chercheurs de l'Université de Zagreb ont mesuré le niveau de culture générale de 157 vrais jumeaux (ayant exactement les mêmes gènes) et faux jumeaux (partageant la moitié de leur patrimoine génétique). Ils ont alors constaté que les vrais jumeaux possédaient un niveau de culture générale très similaire, indépendamment de leur niveau d'études, de leurs centres d'intérêts ou de l'éducation reçue, à l’inverse des faux jumeaux, qui présentaient des niveaux de culture générale beaucoup plus inégaux.

Selon leur calcul, le taux d'héritabilité (c’est-à-dire le rôle joué par les gènes par rapport à l'environnement) de ce caractère « culture générale », serait de 0,87. Ce qui est énorme, étant donné qu’un taux de 1,00 signifierait que la culture générale est entièrement déterminée génétiquement, sans aucune influence environnementale. Cette étude révèle en outre que ce taux d’héritabilité serait beaucoup plus faible en ce qui concerne le QI des individus. On peut donc en déduire, contre toute attente, que l'intelligence pure serait plutôt acquise, à l’inverse de la culture générale, qui elle serait innée. Il serait dès lors possible « d’augmenter son QI » en faisant travailler nos méninges, tandis que notre culture générale resterait peu ou proue la même quels que soient nos efforts ? A vérifier …

   

Pour aller plus loin : Article ici. Source : D. Bratko et al., The genetics of general knowledge: a twin study from Croatia, in Personality and Individual Differences. Jumeaux , différences vrai/faux jumeaux ici, tests de QI ici, ici et . Culture générale , , ici, ici et . Pour les enfants ici.

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28 février 2010

Bégaiement : les gènes en cause ?

b_gaiementIl semblerait que le bégaiement possède une origine génétique et non psychologique, comme on serait tenté de le penser. En effet, la revue scientifique New England Journal of Medecine a publié la semaine dernière les résultats d’une étude menée par une équipe américaine dirigée par Dennis Drayna des instituts nationaux de la santé à Bethesda, dans le Maryland (ici). Ceux-ci mettent en évidence des mutations sur trois gènes du chromosome 12 chez 5 à 10% des sujets souffrant de bégaiement. Une piste intéressante, mais qui reste à préciser étant donné le faible pourcentage.

   

Pour aller plus loin : Article Le Figaro ici, Libération , le Point . Plus d'infos sur le bégaiement ici, ici, et .

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