L’Europe et la culture d’OGM
La Commission Européenne a récemment autorisé la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la première fois depuis 12 ans (article ici) et ce en dépit des doutes qui persistent quant à l’absence de nocivité des OGM à la fois pour l’environnement et pour la santé humaine, plaçant ainsi les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens.
60% des citoyens estiment en effet qu’il est nécessaire que les recherches sur l’impact des OGM à la fois sur l’environnement et sur l’homme soient poursuivies avant toute autorisation de culture.
Ainsi, l’organisme AVAAZ appelant au décret d’un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à la mise en place d’un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et de déterminer leur régulation a déjà recueilli plus d’1 millions de voix depuis le 29 septembre.
AVAAZ qui signifie “voix” dans plusieurs langues d'Asie, du Moyen-Orient et de l'Europe de l'Est a été lancé en Janvier 2007 afin d’impliquer les citoyens dans les processus politiques pour les faire peser sur les décisions mondiales. Cette communauté internet pionnière dans le plaidoyer en ligne vise ici à obtenir une interdiction des cultures OGM tant que la recherche n'a pas abouti et de donne la possibilité de déposer officiellement des propositions de lois à la Commission Européenne.
Pour aller plus loin : Dernier sondage Eurobaromètre 2008 'Attitudes des citoyens européens vis-à-vis de l'environnement' ici, l'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause dans un article du Monde là, retour sur l'autorisation de la pomme de terre Amflora par Inf'OGM ici, OGM et pesticides - un bilan désastreux, par Greenpeace là, résumé du Rapport d'Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (IAASTD), incluant des préoccupations sur l'usage des OGM ici. Et enfin, si vous souhaitez signer la pétition cliquez là.
Concours pour l’optimisation des resources en eau
Depuis six ans, le prix EpE (Entreprises pour l’Environnement)/Metro incite les étudiants de tous horizons à formuler des projets audacieux autour du d
éveloppement durable. “Ce prix permet d’aborder l’environnement de manière originale et inventive”, résume Luc Semal, membre du jury et ancien lauréat, qui réalise aujourd’hui une thèse sur les villes en transition, un mouvement à l’origine de quelques centaines d’initiatives écologiques dans une quinzaine de pays.
Cette année, le thème choisi est l’optimisation de l’utilisation de l’eau. Et pour succéder à Jean-Marie Pelt, président du jury en 2010 : Ghislain de Marsily, professeur de géologie appliquée (hydrologie) à l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI) et membre de l'Académie des sciences, il est auteur de "L’Eau, un trésor en partage" (éd. Dunod), paru l’an dernier.
Au-delà des récompenses décernées aux lauréats, ce prix se veut à la fois un appel à “talents verts” et une passerelle entre étudiants et entreprises. “Rencontrer les entrepreneurs m’a aidé à comprendre les liens possibles entre la science et les attentes de la société”, estime Baptiste Régnery, étudiant biologiste au Muséum d’histoire naturelle et 2e prix 2010.
Voici l'intitulé exact du prix cette année : "Innovez pour l'eau. Proposez un projet concret qui permette de mieux utiliser une ressource en eau (océan, rivière, brume, nappe phréatique...) et qui conjugue performance économique et environnementale. Le projet pourra être technique, réglementaire et/ou économique."
Pour participer, vous devez donc envoyer vos idées pour préserver l’eau sous forme d’un dossier de 20 pages, soit 70000 caractères maximum, et ce avant le 15 mars 2011. Pour télécharger le bulletin d'inscription, cliquer là.
Pour aller plus loin : Article source ici.
La rentrée des blogs
Avec la rentrée littéraire, voici la rentrée des blogs, qui nous permet un petit tour d’horizon des derniers nés, des chouchous ou des indétrônables de la blogosphère scientifique :
- Un petit nouveau pour commencer : Insoliscience, traitant de découvertes insolites dans les domaines de la biologie, de la physique/chimie, de la psychologie ou encore de la santé.
- Effets de terre, pour les amateurs éclairés d’écologie. Y sont traitées les thématiques des transports, de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, de l’énergie et du climat.
- Les indétrônables : {Sciences}2 par Sylvestre Huet, journaliste à Libération et En quête de sciences de Benjamin G. et Jonathan Parienté, journaliste au Monde.fr.
- Un blog sur l’innovation : Usine nouvelle, par la journaliste Aurélie Barbaux.
- Et demain.com, un blog pour les accros des nouvelles techno, tout comme le tout nouveau blog de Science et vie, destiné aux nouvelles technologies.
- Vulgariz, nous aide à mieux comprendre l’actualité scientifique, médicale et technologique.
- Guy Doyen s’intéresse aux sciences, aux nouvelles technologies et au web.
- Anthropoblog ou « Quand les singes prennent le thé », qui mêle art et sciences et dont j’apprécie particulièrement l’esthétique.
- Un blog de maths pour les « amatheurs » : Algorythmes.
- Les deux interfaces les plus connues : Café des sciences et Hypothèses.
- Et le petit chouchou anglais : Scienceblog.
Que faire de ses médicaments périmés ?
En février 2007, un rapport de l’Inspection générale des affaires sanitaires (IGAS) constate des lacunes concernant l’usage humanitaire de ces médicaments. La qualité et les conditions de stockage restent douteuses. Certaines affaires de détournement de médicaments mettent également en évidence de nombreuses anomalies. Le système Cyclamed s’oriente alors uniquement vers le recyclage à caractère écologique et cesse son activité humanitaire.
Le recyclage des médicaments périmés est important pour la protection de la planète. Les substances contenues dans un médicament représentent un risque pour l’environnement (ici, ici et là). Ces agents chimiques polluent les sols, comme on le constate lors du traitement des eaux usées. Leur analyse par les biologistes indique en effet la présence de différentes molécules pharmaceutiques, du paracétamol aux médicaments anticancéreux. Ces traces de molécules, présentes dans les urines, ne peuvent pas être éliminées par les stations d’épuration. Le recyclage évite également les accidents domestiques. Se débarrasser de ces médicaments périmés empêche de se méprendre sur la nature du médicament ingéré et peut éviter à un enfant de s’intoxiquer.
Pour recycler, il suffit de se rendre dans la pharmacie la plus proche et d’y déposer les médicaments. Rien de plus simple : le pharmacien les récupère et vous remercie. Et s’il ne vous remercie pas, il est tout de même dans l’obligation de récupérer vos médicaments, dans leur emballage ou non, d’ailleurs. La collecte en pharmacie concerne uniquement les médicaments et les emballages. Aucune boîte vide n’est acceptée : il faut les déposer dans la poubelle de déchets ménagers, selon le tri sélectif mis en place par sa commune. La pharmacie récupère les sirops, les gélules, les aérosols, les pommades…
Cependant, en ce qui concerne les seringues, les thermomètres et les pansements, il faut se renseigner auprès du service environnement de la commune ou encore à l’antenne régionale de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). La loi de finances prévoit d’attribuer la collecte des déchets aux risques infectieux (DSRI) aux pharmaciens d’officine et aux laboratoires, mais, dans l’immédiat, aucun texte de loi n’est approuvé et le pharmacien peut refuser de les récupérer. En règle générale, chaque type de produit présentant un risque de pollution est repris par le point de vente.
Une fois les médicaments récoltés par le pharmacien, ces derniers sont récupérés par les grossistes répartiteurs avant de passer dans l’un des quarante-cinq incinérateurs conformes aux normes environnementales. Ces médicaments se transforment alors en énergie, sous forme de vapeur. Cette énergie est destinée à éclairer et chauffer des logements. François C., pharmacien, témoigne : « La seule contrainte à la récupération des médicaments est qu’il nous faut un lieu spécifique pour stocker les médicaments rapportés par les patients en attendant de les faire parvenir à Cyclamed. Il n’est pas nécessaire de rapporter les emballages et nous reprenons sans aucun problème, et sans aucune question, tous les médicaments. »
Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici et là + Les médicaments pollent les rivières ici.
Les « Apidays » se déroulent partout en France les 18 et 19 juin
Et pourtant, les abeilles ne sont pas à la fête. Responsables de la pollinisation de 80% des fleurs et des fruits dans le monde, ces petits insectes sont en danger de mort. Depuis dix ans, les apiculteurs alertent sur la disparition de colonies entières et sur la faiblesse des populations restantes. Pour sensibiliser le public, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) organise ce week-end des « Apidays », les premières journées nationales de l'abeille, avec des manifestations partout en France.
Les abeilles ont un rôle direct au niveau de la préservation de la flore, de l’équilibre environnemental et de la biodiversité. Particulièrement vulnérables à la pollution aux pesticides, elles ont beaucoup souffert ces dernières années de l'introduction de nouvelles substances comme le Gaucho, le Régent puis le Cruiser. Leur sensibilité fait de ces insectes de véritables « sentinelles de l'environnement ». C'est devenu le nom du programme national de protection de l'espèce. Par ses interactions avec les plantes et les autres espèces, l'abeille est un symbole de la biodiversité et de la nécessité de préserver la richesse des écosystèmes.
Mais elles disparaissent peu à peu pour diverses raisons : les pesticides et autres insecticides mortels, l'invasion des plantes pollinisées par le frelon asiatique ou la dégradation de l’environnement. Dans la région du Rhône par exemple, on a observé cette année un taux de mortalité de 44% des abeilles butineuses ! Comme chaque année, depuis 2007, le Conseil Régional de Rhône-Alpes récolte le miel de ses 8 ruches situées à Charbonnières, sur le site même de la collectivité territoriale et la récolte s’est élevée à 80kg seulement contre une centaine de kilos pour la saison précédente. Soit 20% de moins, ce qui est relativement significatif et nécessite donc qu’on s’intéresse au phénomène de plus près.
Ainsi, dans le cadre de l'opération Sentinelles de l'environnement, des ruches ont été implantées dans de nombreuses villes de France. Ce vendredi, l'UNAF lance également un « appel du 18 juin pour les abeilles » (ici et là) et organise un certain nombre de manifestations. En région parisienne, des récoltes et dégustations de miel sont prévues dans six bases de loisir : Etampes (91) – St Quentin-en-Yvelines (78) - Vaires-Torcy (77) - Val-de-Seine (78) - Draveil (91) - Bois-le-Roi (77). Plusieurs autres villes sont également impliquées (Nantes, Lyon, Quimper, Lille, Montpellier).
« APIdays » dans plus d’une trentaine de villes en France, partout ou sont installés des ruchers sentinelles, propose un programme ludique et pédagogique comportant sur 2 jours (les 18 et 19 juin 2010), outre les récoltes de miel, des conférences, des projections de films, des jeux « le buzz des abeilles » et le « quizz national APIday », des expositions… Bref de quoi faire réfléchir, intéresser et sensibiliser le plus grand nombre d’entre nous au rôle fondamental que devraient occuper les abeilles, et par voie de conséquence les métiers apicoles, dans notre monde moderne. Alors à quand le rush sur la ruche ?
Pour aller plus loin : Programme détaillé ici + Informations ici et là + 2010_QuestionnaireFNOSAD_Troubles_Apicoles + Articles source ici, ici, ici, ici, ici et là + Emission sur les abeilles sur Arte ici.
Insectes à la loupe au muséum d’histoire naturelle
Le muséum d’histoire naturelle a lancé un site Internet (www.spipoll.fr) le week-end du 22-23 mai. Celui-ci a la particularité de proposer au public de participer à la recherche scientifique afin d’enrichir la connaissance des abeilles, guêpes, mouches, papillons et autres insectes. Le site possède une gigantesque base de données de 20000 espèces d’insectes différentes, qui permettront aux novices de les identifier. Ainsi l'Express titre son article : « Spipoll, le Facebook des insectes pollinisateurs ». Et on comprend aisément pourquoi !
L’initiateur du projet, Romain Julliard explique qu’on « constate un déclin des populations d’insectes dû à l’urbanisation des territoires et au réchauffement climatique et qu’il est donc important de savoir comment ils vivent et combien ils sont pour pouvoir mieux les protéger ». C’est pourquoi, chacun est amené à contribuer à ce projet. Le principe est simple : choisir une plante dans la nature, repérer les différents insectes qui s’y posent et les photographier, afin de pouvoir les identifier par la suite grâce à la base de donnée en ligne.
Les données ainsi récoltées permettront de mettre en place un observatoire pour évaluer l’état de santé de la pollinisation en France. Pour l’instant plus de 1200 personnes sont déjà inscrites sur le site pour participer à cette initiative et le muséum d’histoire naturel espère récupérer ainsi 100000 photos cette année. Alors à vous de jouer !
Pour aller plus loin : Autres articles ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là. « Mon Spipoll » se présente ainsi. Combien d'espèces d'insectes existe t'il ? Forum ici.
Un mur végétal à Magenta pour purifier l’air
Ce mur dépolluant a été installé jeudi dernier au sein de la station Magenta sur le ligne E du RER à Paris, dans le 10ème arrondissement. C’est le premier mur végétal dépolluant en espace clos du monde. Composée de 3000 plantes de 31 variétés différentes, cette installation de 15m de haut et 70m carré, à 8m du sol est faîte pour rester.
Elle vise à améliorer la qualité de l’air dans le hall, ou passent tous les jours 70000 voyageurs. La plante araignée par exemple, qui est une des variétés des plantes du mur, absorbe le monoxyde de carbone (CO2) et la fougère aide à humidifier l’air ambiant. A cette action purifiante naturelle des plantes, vient s’ajouter un système de pompe qui aspire le CO2 ambiant et l’envoi directement dans le terreau, qui fait donc office de filtre purificateur. Astucieux, écolo et plutôt joli !
Une étude, menée en laboratoire par le CSTB (le centre scientifique et technique du bâtiment), conclut à une importante réduction dans l’atmosphère des composés organiques volatils, comme le benzène.
Le mur végétalisé serait aussi efficace pour éliminer les oxydes d’azote. Cette expérience doit être d’abord analysée finement au bout d’un an, et, si les conclusions sont satisfaisantes, être étendue à de nombreux autres sites.
Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici, ici, ici et là.
Les champs Elysées se mettent au vert et redeviennent champs ce week-end !
Demain aura lieu la Journée Mondiale de la Biodiversité (évènement mondial à l’instigation de l’ONU), occasion rêvée pour Paris de se mettre au vert. Ainsi, les dimanche 23 et lundi 24 mai, les Champs Elysées ne seront plus accessibles à la circulation, et redeviendront momentanément champêtres, comme ils l'étaient avant 1616 et brièvement en juin 1990 pour La Grande Moisson des Champs-Elysées. Les visiteurs pourront découvrir autour de l’évènement « Nature Capitale », une mise en scène spectaculaire de 3 hectares (l’équivalent de 6 terrains de football), ou évolueront espèces végétales et animales, signée Gad Weil, qui avait été à l’initiative il y a 20 ans de La Grande Moissondes Champs-Elysées, et la plasticienne Laurence Médioni. Plus de d'un million de personnes sont attendues pour cette manifestation visant à présenter la production agricole, l’élevage et la forêt française. 150 essences, 650 grands arbres, 8000 parcelles végétales, 11000 jeunes arbres et 150000 jeunes plants seront mis en place dans la nuit du samedi (dès 20h du soir) au dimanche.
Au programme : Après l'ouverture de l'exposition des dessins de « Nature Capitale » à la Galerie Houard, 15, rue Saint Benoît, dans le 6ième et l'inauguration de l'événement au Grand Palais qui a eu lieu hier (jeudi 20 mai), aura lieu la mise en place de l'installation « 42 mégatonnes de carbone » produite par les artistes de la région d'Aquitaine le samedi 22 près du Rond-Point des Champs. Ce même jour (demain), aux alentours de 20h, le bruit des moteurs sur la plus belle avenue du monde cessera et plus de 600 volontaires du syndicat « Jeunes Agriculteurs », dirigés par les équipes logistiques de la « Fonderie d'événements publics » se mettront à la tâche afin d'installer sur le pavé des Champs les 8000 fragments de l'œuvre longue de deux kilomètres. Dès 10h30 le dimanche 23, heures à laquelle ouvriront les 30 portes d'accès installées tout le long du parcours végétal, vous pourrez alors admirer cet étrange et spectaculaire spectacle végétal. Des espaces pédagogiques organisés par les partenaires de l'événement seront présents autour du Rond Point des Champs-Elysées et de nombreuses conférences gratuites, mais sous inscription « Les 13 agora de Nature Capitale » auront lieu Grand Palais, au Restaurant Fouquet's et à l'Hôtel Atala, afin de discuter de l'agriculture, la biodiversité, le développement durable et le tourisme vert. Pour s’inscrire ici.
Plus surprenant encore, dans un élan bio-écolo, développement durable, cette oeuvre végétale sera complètement recyclée, grâce à la mise en place sur le site de « Nature Capitale » d’une sorte de shopping en ligne, afin de repartir avec un bout du décor végétal. Selon le budget, avec « la terre » 14 euros, « le duo » pour 59 euros et « l’éclat » pour 145 euros, les internautes sont donc invités à participer activement à cette nouvelle manifestation environnementale, qui vient s’ajouter au traditionnel salon de l’agriculture, mais en bien plus fashion, il faut l'avouer !
Sources : Teaser vidéo de l’évènement là. Interview de Gad Weil ici. Téléchargement de l'audioguide ici. Programme de « Nature Capitale » ici et là, des photos ici et des articles ici, ici, ici, ici, ici et là.
Nature Capitale
Avenue des Champs-Elysées, Paris
Dimanche 23 mai de 9 h 00 à 23 h 30
Lundi 24 mai : de 9 h 00 à 18 h 00
Conférences :
Le programme prévu à l'Hôtel Atala:
Le dimanche 23 mai:
14h00 Quelle alimentation en 2020 ?
15h30 Le temps de la nature ?
Le lundi 24 mai:
14h00 Peut-on devenir agriculteur en 2010, quels nouveaux métiers ?
15h30 Construire en bois ?
Le programme prévu au Restaurant Fouquet's:
Le dimanche 23 mai:
16h00 Les parcs naturels régionaux et autres espaces protégés ?
17h30 Le tourisme vert ?
Le lundi 24 mai:
14h30 Une agriculture de haute technologie ? Une agriculture raisonnée ?
16h30 Quel avenir pour les partis écologistes ?
Le programme prévu dans le CAPE du Grand Palais:
Le dimanche 23 mai:
14h00 La biodiversité dans Paris ? Un nouvel écosystème ?
17h00 Internet et nature ? Web 2.0 et nature ?
Le lundi 24 mai:
10h30 Regards croisés sur la biodiversité
14h00 S’habiller durable ?
17h00 La Nature au service de la santé
Résultats du Grenelle II
Après plusieurs mois d'auditions et de débats au sein des commissions des affaires économiques et du développement durable, les députés ont terminé le 11 mai dernier, l'examen du projet de loi Grenelle II, qui a été adopté à 314 voix contre 213. Cependant, contrairement au grenelle I, il n’y a pas eu consensus : l’UMP et le Nouveau Centre ont voté pour, et la gauche et les Verts contre. Les premiers se félicitent d’une avancée unique en matière d’environnement, quand les seconds pointent les reculs du texte par rapport aux objectifs du Grenelle I.
L’Express montre que l’union sacrée du premier Grenelle s’est transformée en discorde généralisée, entre politiques mais aussi associations écologiques. Ainsi, alors que Greenpeace ou les Amis de la Terre se sont sentis trahis par le texte, d’autres ONG, telles que France Nature Environnement ou la Fondation Nicolas Hulot, qui ont appelé à voter pour. « Malgré des faiblesses incontestables, le texte comporte des avancées trop importantes pour être négligées » estime notamment l’association FNE. Pour Ouest France, le Grenelle est « adopté, mais raboté ». En effet, sur les 1625 amendements proposés, 619 ont été adoptés au sein de la centaine d’articles que compte le texte. L’Humanité déplore la manque de débat : « L’utilisation de la procédure accélérée d’adoption à l’Assemblée nationale a permis à la majorité de museler les discussions, comme l’a dénoncé le socialiste Jean-Paul Chanteguet qui a déploré que l’Assemblée ne dispose de seulement trente heures pour éplucher 7500 amendements. Au final, en raison de cette procédure, près d’un tiers du texte n’a fait l’objet d’aucun débat », relate le journaliste. La Provence et l’Union s’interrogent sur l’avenir de l’éolien.
On peut néanmoins rappeler les avancées majeures, comme le fait le journal La Croix au lendemain de l’adoption du texte. En effet, le Grenelle II prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de plus de 22,8 % (par rapport à 1990). La production d’électricité à partir d’énergie renouvelable devrait atteindre 23 %. Des chantiers de construction de 2000km de lignes à grande vitesse devront être lancés et un plan d’alternative à la route a été mis sur pied pour le transport des marchandises. On peut également citer le plan Ecophyto 2018 qui vise une réduction de 50 % de l’usage des pesticides. Ces objectifs ont été déclinés techniquement dans les quelques 105 articles et 278 pages du projet de loi portant engagement national pour l’environnement (Grenelle 2).
En ce qui concerne la préservation de la biodiversité, le Haut Conseil aux biotechnologies a été crée afin d’évaluer la question des OGM. Le grenelle II impose en outre des bandes enherbées le long des cours d’eau et la couverture hivernale pour éviter les sols nus et le ruissellement des polluants. Il crée une certification à « haute valeur environnementale » pour les exploitations vertueuses qui limitent notamment le recours aux pesticides. Il programme enfin un développement de l’agriculture biologique : 6 % des superficies en 2012, 20 % en 2020 et prévoit la création de la trame verte (terrestre) et bleue (aquatique) pour garantir une continuité écologique territoriale indispensable à la préservation de la biodiversité. Concrètement, cela signifie que les animaux sauvages auront désormais leurs « corridors écologiques », qu'ils soient aquatiques (grâce à la « trame bleue ») ou terrestres (« trame verte »). Destinée aux constructeurs d'autoroutes ou de voies ferrées, cette obligation contraint à laisser des voies de passages à la faune. L'idée, initiée notamment par des scientifiques du Muséum d'histoire naturelle, découle de la constatation que la fragmentation du milieu est une cause importante de la raréfaction d'espèces animales.
Aujourd'hui, dans une interview accordée au Monde, Chantal Jouanno émet l'idée d'un grenelle 3... A suivre !
Pour aller plus loin : articles source ici, ici, ici, ici, ici et là. Grenelle I là, grenelle II ici.
L’état lance les atlas de la biodiversité
Dans le cadre de l’année de la biodiversité, Chantal Jouanno, ministre de l’écologie, souhaite promouvoir une « culture de la biodiversité ». « La France est un territoire d’exception, pourtant nous n’avons pas la culture de la biodiversité […] A l’heure où nous envoyons des navettes spatiales, nous ne savons pas qui peuple nos terres et océans ».
Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, propose donc aux communes volontaires de réaliser un atlas afin d’aider à connaître, protéger et valoriser la biodiversité. À partir d’un inventaire précis et cartographié des habitats, de la faune et de la flore, l’atlas, élaboré avec l’appui d’une équipe d’experts pluridisciplinaires, a pour objectif de sensibiliser et mobiliser durablement les élus locaux, les acteurs socio-économiques et les citoyens à la préservation de la biodiversité. Il permettra d’accroître la connaissance de la biodiversité locale et fournira également les informations nécessaires à la mise en œuvre de politiques locales et nationales adaptées, notamment dans l’aménagement du territoire.
Afin de réaliser ces atlas, l’État met à disposition de toutes les communes françaises, sur le site (rubrique collectivités là), un panel d’outils de sensibilisation et de mobilisation aux enjeux de la biodiversité ainsi qu’un modèle de cahier des charges type, permettant de recenser de manière homogène sur tout le territoire et scientifiquement fiable, la biodiversité à l’échelon communal.
Pour l’instant, seules sept communes testent actuellement ce dispositif : Combs-la-ville (Seine-et-Marne), Pommeuse (Seine-et-Marne), Féricy (Seine-et-Marne), Haubourdin (Nord), Bavent (Calvados), Douvres-la-Délivrande (Calvados) et La-Plaine-des-Palmistes (
Tout au long de l’année, de nombreuses manifestations labellisées « 2010, Année internationale de la biodiversité » sont et seront organisées partout en France. Ces manifestations prendront la forme de journées portes ouvertes, expositions, cycles de conférences, projections de film, actions pédagogiques, balades, festival, sites internet, etc. Elles permettront au public de se familiariser avec l’univers de la biodiversité, de mieux comprendre ses enjeux et d’apprendre à la protéger. Découvrez les manifestations près de chez vous. Vous pouvez également tester vos connaissances en matière de biodiversité ou encore faire labelliser vos projets ici.
Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici, ici, ici et là.


