10 février 2011

Naissance du premier Bébé "médicament" français

UnknownHier matin, tous les médias parlaient de la naissance du premier « bébé médicament » Français, un bébé médicalement conçu pour permettre de soigner ses aînés. Une pratique autorisée par la loi de bioéthique de 2004 qui soulève de nombreuses interrogations.
 

Donner la vie pour en sauver une

Comme le souligne cet article du Figaro, au premier abord, une telle expérimentation est la version modernisée de ce qui se faisait dans le passé, quand les parents d’un enfant malade faisaient un autre enfant en espérant qu’il soit compatible et qu’il puisse alors aider son aîné. Bref, cette pratique n’est pas nouvelle. Elle gagne en perfectionnement puisqu’ici, les médecins ont eu recours à la fécondation in vitro pour choisir un embryon sain et compatible.

Dans le détail, les deux aînés sont atteints d’une maladie génétique rare du sang qui peut être soignée en utilisant les cellules souches du cordon ombilical et en les greffant sur les enfants malades. Le professeur Frydman, qui a réalisé cette première souligne que les parents souhaitaient avant tout agrandir leur famille et que tant qu’à avoir un enfant, il n’était pas illégitime d’essayer d’en avoir un qui pourrait contribuer à sauver ses aînés, d’autant plus que les parents ont fait implanter un embryon non compatible.

 
Les prémices de Frankenstein ?
   
Mais ce scénario rappelle un peu le film "the Island", sorti en 2005, dans un futur où les humains conserveraient des clones qu’ils pourraient utiliser pour des raisons de santé, en prélevant à loisir tout organe dont ils auraient besoin. Bien sûr, nous n’en sommes pas là, heureusement. On ne prélève que des cellules souches du cordon ombilical et l’intégrité physique de l’embryon et du bébé n’est pas remise en cause par cette expérimentation.

Cependant, comment ne pas s’inquiéter des dérives possibles à partir d’un tel raisonnement ? Où tracer la ligne dans la mise au point d’un embryon dont les caractéristiques permettront d’aider un parent ? L’intégrité physique est à coup sûr une ligne jaune à ne pas franchir. Mais ce « bébé médicament » ne franchit-il pas déjà la ligne jaune ? A minima, il la frôle, de très près. 

Les progrès de la science représentent une immense opportunité. Ils nous permettent d’améliorer notre santé, vivre mieux, guérir les malades, nourrir la planète, ou même la préserver. Mais l’avancée de la science nous imposera un constant débat sur les limites à lui donner, que ce soit sur l'eugénisme ou la sélection des embryons. Comme pour les OGM, où les intérêts financiers jouent un trop grand rôle, les hommes politiques devront agir prudemment pour éviter toute dérive. 

Ce « bébé médicament » est-il un bébé Frankenstein ? Même si mon instinct me pousse à répondre positivement, la préservation de son intégrité plaide pour l’inverse. En tout cas, cela montre que nous aurons besoin d’hommes d’Etat au pouvoir pour gérer des questions aussi délicates. Les aurons-nous ?
 
 
Pour aller plus loin : loi de bioéthique, loi du 6 août 2004 , révisions 2010 ici, textes de référence . Mise à jour ici

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14 janvier 2011

Quand la concurrence est rude, le pénis s'allonge

Fuligule_morillonChez certains canards, les fuligules notamment, la taille du pénis est fonction du nombre de mâles se disputant les femelles, révèle la revue spécialisée Science News, se faisant l'écho des travaux de la biologiste Patricia Brennan, de l'université Yale (New Haven, Etats-Unis). En étudiant des groupes de huit mâles accompagnés soit de six femelles, soit d'une seule, la biologiste a observé que les mâles des derniers groupes développaient un pénis jusqu'à 25 % plus long que ceux des autres.

Les canards font partie des quelques espèces d'oiseaux présentant un organe sexuel masculin spécialisé. Ce dernier "pousse" lors la saison des amours pour mieux tomber ensuite, explique Science News. Les accouplements sont violents, avec plusieurs mâles s'acharnant sur la même femelle. De fait, plus le sexe d'un mâle est long et plus celui-ci a des chances d'inséminer la femelle.

 

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03 novembre 2010

Concours pour l’optimisation des resources en eau

UnknownDepuis six ans, le prix EpE (Entreprises pour l’Environnement)/Metro incite les étudiants de tous horizons à formuler des projets audacieux autour du d éveloppement durable. “Ce prix permet d’aborder l’environnement de manière originale et inventive”, résume Luc Semal, membre du jury et ancien lauréat, qui réalise aujourd’hui une thèse sur les villes en transition, un mouvement à l’origine de quelques centaines d’initiatives éco­logiques dans une quinzaine de pays.

Cette année, le thème choisi est l’optimisation de l’utilisation de l’eau. Et pour succéder à Jean-Marie Pelt, président du jury en 2010 : Ghislain de Marsily, professeur de géologie appliquée (hydrologie) à l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI) et membre de l'Académie des sciences, il est auteur de "L’Eau, un trésor en partage" (éd. Dunod), paru l’an dernier.

Au-delà des récompenses décernées aux lauréats, ce prix se veut à la fois un appel à “talents verts” et une passerelle entre étudiants et entreprises. “Rencontrer les entrepreneurs m’a aidé à comprendre les liens possibles entre la science et les attentes de la société”, estime Baptiste Régnery, étudiant biologiste au Muséum d’histoire naturelle et 2e prix 2010.

Voici l'intitulé exact du prix cette année : "Innovez pour l'eau. Proposez un projet concret qui permette de mieux utiliser une ressource en eau (océan, rivière, brume, nappe phréatique...) et qui conjugue performance économique et environnementale. Le projet pourra être technique, réglementaire et/ou économique."

Pour participer, vous devez donc envoyer vos idées pour préserver l’eau sous forme d’un dossier de 20 pages, soit 70000 caractères maximum, et ce avant le 15 mars 2011. Pour télécharger le bulletin d'inscription, cliquer .

 

Pour aller plus loin : Article source ici.

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18 septembre 2010

La rentrée des blogs

blogAvec la rentrée littéraire, voici la rentrée des blogs, qui nous permet un petit tour d’horizon des derniers nés, des chouchous ou des indétrônables de la blogosphère scientifique :

   

-   Un petit nouveau pour commencer : Insoliscience, traitant de découvertes insolites dans les domaines de la biologie, de la physique/chimie, de la psychologie ou encore de la santé.

-    Effets de terre, pour les amateurs éclairés d’écologie. Y sont traitées les thématiques des transports, de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, de l’énergie et du climat.

-    Les indétrônables : {Sciences}2 par Sylvestre Huet, journaliste à  Libération et En quête de sciences de Benjamin G. et Jonathan Parienté, journaliste au Monde.fr.

-    Un blog sur l’innovation : Usine nouvelle, par la journaliste Aurélie Barbaux.

-    Et demain.com, un blog pour les accros des nouvelles techno, tout comme le tout nouveau blog de Science et vie, destiné aux nouvelles technologies.

-    Vulgariz, nous aide à mieux comprendre l’actualité scientifique, médicale et technologique.

-    Guy Doyen s’intéresse aux sciences, aux nouvelles technologies et au web.

-    Anthropoblog ou « Quand les singes prennent le thé », qui mêle art et sciences et dont j’apprécie particulièrement l’esthétique.

-    Un blog de maths pour les « amatheurs » : Algorythmes.

 

-    Les deux interfaces les plus connues : Café des sciences et Hypothèses.

-    Et le petit chouchou anglais : Scienceblog

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28 juin 2010

L'addiction, une perte de plasticité du cerveau ?

cerveauPier Vincenzo Piazza (directeur de recherche INSERM 862, Bordeaux) présente dans le Quotidien du Médecin ses travaux sur la première corrélation biologique de la transition d'un comportement de prise de drogue à une toxicomanie. L'équipe a posé plusieurs principes : tout le monde ne développe pas une addiction, et la consommation régulière d'une substance (vin, cigarette) n'induit pas forcément une toxicomanie. La dépendance est depuis toujours associée à un phénotype de « vulnérabilité ». « Les premiers modèles animaux nous ont fait découvrir les bases biologiques de la vulnérabilité à développer une prise régulière de drogue », confie Pier Vincenzo Piazza, qui reconnait : « on ne savait pas pourquoi certains de ces consommateurs développaient une toxicomanie ». Ces travaux ont ainsi permis de découvrir que l'absence de contrôle de l'usage d'une drogue est liée à un déficit de plasticité synaptique. Si ce déficit peut survenir chez tout le monde, il apparait que seul les non toxicomanes sont capables de retrouver cette plasticité neuronale.

Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici et + Communique_de_Presse.

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20 juin 2010

Utilisation de la ribavirine contre l'hépatite E

v05_2h1_hepatites_8hbvL'hépatite E est responsable d'une inflammation aiguë ou chronique du foie. Il s'agit d'une maladie émergente parfois mortelle et sans traitement connu. Dans un article à paraître dans la revue Annals of Internal Medicine, Vincent Mallet, Philippe Sogni et Stanislas Pol et leur équipe de l'Institut Cochin (Université Paris Descartes, CNRS, Inserm) et du Groupe Hospitalier Cochin Saint-Vincent de Paul (AP-HP) rapportent l'efficacité d'un traitement chez deux personnes souffrant d'une infection chronique par le virus de l'hépatite E. Des essais cliniques devraient être réalisés rapidement afin de valider et d'étendre ce traitement.

Le virus de l'hépatite E est la première cause d'hépatite virale dans le monde (Cf. Carte ci-dessous) et on estime que le tiers de la population mondiale a été infectée par ce virus. Si la majorité des cas surviennent dans les pays en voie de développement, on assiste à une émergence de cas d'infection en France et dans les autres pays industrialisés, où le virus se transmet à l'homme par la consommation d'aliments contaminés insuffisamment cuits. Le virus de l'hépatite E, comme les autres virus des hépatites, provoque une inflammation du foie. Dans sa forme aiguë, l'infection aiguë peut être mortelle chez les personnes âgées, les femmes enceintes et chez les personnes malades du foie. Chez les personnes immunodéprimées (patients greffés, patients sous chimiothérapie ou personnes vivant avec le VIH), l'infection par le virus de l'hépatite E peut évoluer vers une hépatite chronique et entraîner une cirrhose.

Or le 15 juin dernier (mardi), l'équipe de Philippe Sogni et Stanislas Pol de l'Institut Cochin (université Pans Descartes, CNRS, Inserm), groupe hospitalier Saint-Vincent-de-Paul (AP-HP), a publié dans la revue Annals of Internal Medicine les résultats d'une étude sur les effets de la ribavirine dans le traitement de l'hépatite E. Les chercheurs ont administré la molécule à des patients atteints de la maladie, et ont observé une normalisation hépatique ainsi que la disparition de l'ARN du virus. Il n'existe à ce jour aucun traitement contre l'hépatite E, alors que la maladie progresse régulièrement. Après 2 semaines de traitement, les patients ont vu leurs fonctions hépatiques se rétablir, et au bout de quatre semaines, l'ARN viral avait disparu. Les chercheurs précisent toutefois que cette étude porte sur une période de suivi assez courte, qui ne permet pas encore d'affirmer que le virus est totalement éliminé. L'hépatite E est fortement endémique dans les pays en développement, et émergente dans les pays industrialisés.

Pour aller plus loin : Etude + Articles source ici, ici, ici et + Hépatite C ici et . Comment contracte-t-on l'hépatite B ? ici.

Répartition de l'hépatite E dans le monde :

V05_2H1_Hepatites_4Repartition_HEV

 

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11 juin 2010

La police scientifique et technique fête ses 100 ans

police_scientifiqueEn 1910, Edmond Locard créait à Lyon le premier laboratoire de police scientifique en France. « Toutes les fois que de jeunes gens me demandent conseil sur les lectures à faire pour se préparer à l’enquête criminelle, je leur indique toujours Sherlock Holmes ». Le courrier, daté de janvier 1927, est adressé par le Dr Edmond Locard à Conan Doyle, père du plus célèbre détective de l’histoire. Edmond Locard, médecin spécialiste en criminalistique, féru de droit et de musique, a la conviction qu’il faut regrouper en un même lieu tous les services techniques pouvant être utiles dans une enquête policière. Les locaux, situés sous les combles du Palais de justice possédaient pour tout équipement un bec Bunsen et un microscope. Aujourd'hui l'Institut national de police scientifique et technique fête ses 100 ans et les techniques d’analyses ont bien évoluées. Ses six laboratoires (2 à Paris, dont le fameux 36, quai des Orfèvres, 1 à Lille, 1 à Lyon, 1 à Marseille et le dernier se trouve à Toulouse) et emploient 650 personnes réparties dans huit grandes disciplines : balistique, empreintes digitales et documents, incendies et explosions, stupéfiants, toxicologie, physicochimie, biologie, et traces technologiques.

Selon Frédéric Dupuch, directeur de l'Institut national de police scientifique (INPS), basé à Lyon, l’informatique et la génétique sont les principales avancées technologiques qui ont conduit à révolutionner la police scientifique. Apparue il y a seulement une vingtaine d’année, la biologie génétique a permis via les analyses d’ADN de résoudre de nombreuses enquêtes. À Lyon l’unité de génotypage est l’une des plus modernes d’Europe, qui peut traiter 20.000 profils ADN par mois. Ces expertises scientifiques sont utilisées sur les scènes de crimes, d’accidents de la route ou de cambriolages. «Pour un simple cambriolage, il est fréquent que soient relevées non seulement les empreintes digitales mais aussi les traces génétiques quand on trouve un mégot ou un chewing gum», explique le directeur.

Quand à l’informatique, Frédéric Dupuch estime que : « L'apport de l'informatique est presque plus important que celui de la génétique. Elle est omniprésente dans toutes nos disciplines. Sans elle, nous n'aurions pu traiter 220 000 dossiers en 2009. Au niveau du génotypage, les nouvelles technologies nous permettent « d'industrialiser » les analyses. Quelque 120 échantillons sont placés sur des plaques. Chacun d'eux est associé à un code-barres correspondant à un programme informatique.
En matière d'analyses de produits stupéfiants, les microscopes comparateurs sont reliés à des écrans sur lesquels les scientifiques peuvent faire bouger ou grossir l'image. Enfin, les nouvelles technologies deviennent également un champ de recherche. Alors que chacun croit avoir effacé un SMS reçu ou envoyé, nous sommes capables de retrouver au moins partiellement les traces de ces fichiers ». Et la science n’a pas fini d’apporter à la criminologie, avec notamment le développement de l'odorologie par exemple, qui est une technique empirique basée sur les traces olfactives que laisse un suspect, même si elle est encore difficile à établir comme élément probatoire en justice.

Il est par ailleurs nécessaire de rester vigilant quant à l’analyse de ces données biologiques « La preuve scientifique disculpe autant qu'elle inculpe", souligne le procureur Viout, s'interrogeant sur le fichage systématique de tous les citoyens. "C'est un choix de société à faire: soit donner une partie de son identité pour éviter les erreurs judiciaires, soit refuser au nom de la protection de la vie privée », commente-t-il. Le magistrat cite en exemple la résolution d'un viol vieux de 19 ans grâce au Fnaeg, qui avait permis d'établir qu'un ancien pompier, fiché en 2006 après une condamnation pour vol, avait également violé et tué une lycéenne en 1987 près d'Avignon. Cependant, « Une empreinte, digitale ou ADN, prouve seulement qu'une personne est passée là. A l'enquêteur de déterminer ce qu'elle y a fait, et pourquoi », souligne Christian Jalby, ancien sous-directeur de la police judiciaire chargé de la police scientifique. D'autant que l'évolution des techniques peut entraîner de nouvelles erreurs judiciaires. « Quand quelques dizaines de cellules suffisent à établir un profil ADN, quelles garanties a-t-on que la personne identifiée soit liée à l'affaire? Ces traces infimes peuvent avoir été transportées, par exemple par le contact d'une simple poignée de main », ou déposées « bien avant » le déclenchement d'une affaire, relève Dominique Brault, juge d'instruction à Lyon.

Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et . Pour en savoir plus sur la police scientifique ici, ici, ici, ici et + inps_balistique, inps_biologie, inps_biologieuag, inps_documentstraces, inps_incendiesexplosions, inps_physicochimie, inps_stupefiants, inps_toxicologie.

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07 juin 2010

Pourquoi les oignons nous font-ils pleurer ?

sais_tu_pourquoi_les_oignons_font_pleurer__8697603Quand vous tranchez un oignon, vous coupez également les cellules de l'oignon libérant des enzymes présentes à l'intérieur de ces cellules. Une des ces enzymes, l’alliinase (de l'aillium, nom de latin de l'oignon), réagit alors avec un composé contenant du sulfure, connu sous le nom de « Prencso », qui lui aussi est libéré lors du tranchage de l'oignon. Cette réaction découle sur la formation de l'acide 1-propenylsulphenic, qui est convertit par la LF-synthétase en gaz S-oxyde de propanethial. Ce gaz est également connu sous le nom de facteur lacrymogène (« facteur de pleur »). D’où le nom de l’enzyme LF-synthétase (LF pour facteur lacrymogène).

Ce gaz nous fait donc pleurer à la base. Mais étant instable, lorsqu’il entre en contact avec l’eau présente à la surface des yeux, il peut à nouveau réagir pour former, entre autres, de l'acide sulfurique, qui est hautement irritant. Les larmes émises alors ne font qu’aggraver le processus de réaction chimiques en chaîne. Finalement, ce n'est donc pas la forte odeur des oignons qui nous fait pleurer, mais les gazs qu'ils émettent quand nous coupons le bulbe.

La plupart des gens commencent à se frotter les yeux, ce qui souvent produit le phénomène inverse car si vous coupiez uniquement des oignons, vos mains sont couvertes de son jus. En se frottant, cela ne fera qu'empirer. D'autres membres de la famille des oignons ont relativement moins ou pas du tout de cette enzyme et généralement ne provoquent pas de larmes en les coupant.

Il y a différentes sortes de remèdes à ce phénomène d'irritation, certains plus efficaces que d'autres. En règle générale, essayer de placer votre tête le plus loin possible des oignons, ainsi le gaz se dispersera avant d'atteindre vos yeux. Garder les oignons humides ou les couper sous l'eau est très efficace car le gaz réagit immédiatement avec l'eau qui se trouve autour de l'oignon et ainsi n'atteint pas les yeux. Des lunettes (ou des lunettes protectrices) empêchent également le gaz de pénétrer les yeux jusqu'à un certain niveau, les lunettes de protection étant les plus efficaces (bien que peu pratiques). Refroidir les oignons peut également aider, car l'activité enzymatique est ainsi ralentie et cuisiner les détruit.

Pour aller plus loin : Article sources ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et .

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06 juin 2010

Insectes à la loupe au muséum d’histoire naturelle

insectesLe muséum d’histoire naturelle a lancé un site Internet (www.spipoll.fr) le week-end du 22-23 mai. Celui-ci a la particularité de proposer au public de participer à la recherche scientifique afin d’enrichir la connaissance des abeilles, guêpes, mouches, papillons et autres insectes. Le site possède une gigantesque base de données de 20000 espèces d’insectes différentes, qui permettront aux novices de les identifier. Ainsi l'Express titre son article : « Spipoll, le Facebook des insectes pollinisateurs ». Et on comprend aisément pourquoi !

L’initiateur du projet, Romain Julliard explique qu’on « constate un déclin des populations d’insectes dû à l’urbanisation des territoires et au réchauffement climatique et qu’il est donc important de savoir comment ils vivent et combien ils sont pour pouvoir mieux les protéger ». C’est pourquoi, chacun est amené à contribuer à ce projet. Le principe est simple : choisir une plante dans la nature, repérer les différents insectes qui s’y posent et les photographier, afin de pouvoir les identifier par la suite grâce à la base de donnée en ligne.

Les données ainsi récoltées permettront de mettre en place un observatoire pour évaluer l’état de santé de la pollinisation en France. Pour l’instant plus de 1200 personnes sont déjà inscrites sur le site pour participer à cette initiative et le muséum d’histoire naturel espère récupérer ainsi 100000 photos cette année. Alors à vous de jouer !

Pour aller plus loin : Autres articles ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et . « Mon Spipoll » se présente ainsi. Combien d'espèces d'insectes existe t'il ? Forum ici.

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23 mai 2010

Un mur végétal à Magenta pour purifier l’air

MURCe mur dépolluant a été installé jeudi dernier au sein de la station Magenta sur le ligne E du RER à Paris, dans le 10ème arrondissement. C’est le premier mur végétal dépolluant en espace clos du monde. Composée de 3000 plantes de 31 variétés différentes, cette installation de 15m de haut et 70m carré, à 8m du sol est faîte pour rester.

Elle vise à améliorer la qualité de l’air dans le hall, ou passent tous les jours 70000 voyageurs. La plante araignée par exemple, qui est une des variétés des plantes du mur, absorbe le monoxyde de carbone (CO2) et la fougère aide à humidifier l’air ambiant. A cette action purifiante naturelle des plantes, vient s’ajouter un système de pompe qui aspire le CO2 ambiant et l’envoi directement dans le terreau, qui fait donc office de filtre purificateur. Astucieux, écolo et plutôt joli !

Une étude, menée en laboratoire par le CSTB (le centre scientifique et technique du bâtiment), conclut à une importante réduction dans l’atmosphère des composés organiques volatils, comme le benzène.

Le mur végétalisé serait aussi efficace pour éliminer les oxydes d’azote. Cette expérience doit être d’abord analysée finement au bout d’un an, et, si les conclusions sont satisfaisantes, être étendue à de nombreux autres sites.

Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici, ici, ici et .

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