Neurodon du 5 au 10 mars 2012
Comme chaque année la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau, connue sous le label du neurodon, entame sa 12ème année de campagne de sensibilisation et d'information auprès du grand public. Cette année la campagne nationale 2012 du neurodon aura lieu du lundi 5 au samedi 10 mars. Pour illustrer cette nouvelle campagne de nombreuses opérations seront organisées.
Fondée en 2000 par des associations accompagnant les malades dont la Fondation ARSEP, la FRC poursuit un but
précis : stimuler une recherche appliquant différentes approches pour explorer et comprendre le cerveau, son fonctionnement, ses maladies.Elle a donc 2 missions : financer des programmes de recherche, sensibiliser et
informer le public sur les besoins et avancées des neurosciences.
Rassembler des fonds au profit de la recherche en neurosciences, et sensibiliser les personnes à l’importance de mieux connaître le cerveau pour mieux le guérir, telle est la mission de la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC). Elle a été créée par 5 organisations représentant les patients atteints des principales maladies neurologiques actuelles (Alzheimer, Parkinson, Sclérose en plaques etc.). Ces associations de patients ont décidé d’unir leurs forces au sein d’une même structure destinée à encourager la recherche sur le cerveau et le système nerveux.
Comme chaque année la FRC organise la campagne du neurodon : collecte nationale de fonds, afin de sensibiliser à la nécessité de contribuer au financement de la recherche sur le cerveau et les maladies neurologiques. La collecte neurodon dans l'ensemble des magasins Carrefour et Carrefour Market se déroulera du lundi 12 au dimanche 18 mars, avec"un temps fort" le samedi 17 Mars 2012.
Les clients qui souhaitent contribuer au neurodon présentent au moment du passage en caisse un coupon d’une valeur de 2 euros. Pensez à demander votre coupon à l'hôtesse de caisse ou aux bénévoles présents en magasin. L'utilisation de ces coupons sera valable pendant toute la semaine du 12 au 18 mars.
Le thème de la campagne de cette année est celui des addictions et plus particulièrement des nouvelles addictions (internet, jeux video, jeux d'argent, sexe, achats compulsifs). Un guide "quand mon cerveau devient accro" et un memo-pocket "addictions = attention !" seront disponibles gratuitement.
Pensez à consulter régulièrement le site http://www.neurodon.fr et à surveiller la mise en ligne début mars du blog http:///neuroblog.fr.
Et aidez-nous à faire connaître la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC) et le neurodon qui soutiennent la recherche sur les maladies neurologiques et sensibilisent grand public, acteurs professionnels et institutionnels à la nécessité de soutenir les neurosciences.
Pour aller plus loin : Articles source ici, ici + dossier de presse là.
Première greffe complète d'une mâchoire en titane
La mâchoire inférieure d’une octogénaire a été substituée par une prothèse en titane. Si la technologie de fabrication est déjà mature depuis quelques années, c’est la première fois qu’une greffe complète a lieu.
A nouveau, elle articule, mâche et respire sans difficultés. Il y a quelques mois, une patiente âgée de 83 ans risquait de perdre l’usage de sa mâchoire à cause d’une grave infection. Plutôt qu’une lourde intervention chirurgicale, ses médecins ont opté pour la greffe d’une prothèse intégrale.
L’implant, d’un poids de 107 grammes, est à peine plus lourd qu’une mâchoire réelle. Réalisé par fusion laser d’une poudre de titane, il a été produit en quelques heures à partir d’un modèle numérique. Pour assurer sa tolérance avec l’organisme, la prothèse a été recouverte d’une couche d’hydroxyapatite biocompatible. Un jour après l’intervention, la patiente avait déjà retrouvé l’usage de la parole.
Une première mondiale, si l’on en croit les responsables du projet, qui viennent à la fois du monde académique – Université de Hasselt Biomed, Université catholique de Louvain ; médical – centre de chirurgie Orbis à Sittard-Geleen (Pays-Bas) ; et industriel – Xilloc medical et Layerwise.
Vers une révolution de la chirurgie dentaire ?
« Cela fait deux ou trois ans qu’il est possible de fabriquer des implants anatomiques partiels pour la zone maxillo-faciale. En revanche, c’est bien la première fois qu’une mandibule entière est fabriquée sur mesure et implantée chez un patient », précise Stéphane Abed, PDG de Poly-Shape, une société française également spécialisée dans la fusion laser.
De telles greffes sont-elles amenées à se généraliser ? L’impression 3D offre en tout cas une alternative moins lourde que la reconstruction chirurgicale, et qui plus est à un prix abordable – la prothèse aurait en effet coûté dans les 9 000 euros. Le coût peut néanmoins être encore réduit, et la conception améliorée. « La prothèse a semble-t-il été évidée afin de l’alléger, on sait aujourd’hui fabriquer des structures plus fines, en nids d'abeille, pour un même résultat », commente Stéphane Abed.
Pour aller plus loin : Article source ici + plus d'infos là.
Somnanbulisme et cerveau
Lady Macbeth est décrite par Shakespeare dans un épisode de somnambulisme, les yeux ouverts, mais l’esprit endormi. Sur ce tableau de Johann Füssli (1784), elle semble sans doute trop éveillée pour être somnambule, bien que son regard révèle un état second qui paraît effrayer les témoins
de la scène.
L'auteur
Yves DAUVILLIERS est neurologue dans le Service de neurologie B de l'Hôpital Gui de Chauliac, à Montpellier, et mène ses recherches dans l'Unité INSERM E 0361, à l'Hôpital La Colombière de Montpellier (y-dauvilliers@chu-montpellier.fr )
Patrice BOURGIN travaille à la Faculté de médecine de Stanford, dans le Département de psychiatrie et des sciences du comportement, ainsi qu'au Centre de recherches sur la narcolepsie, à Palo Alto.
Pour aller plus loin : Article source ici, ici, ici et là.
Le Monde des religions : cerveau et spiritualité
Allez donc courrir vous acheter le dernier numéro du Monde des religions qui étudie le lien entre cerveau et spiritualité.
Voici la préface : Notre dossier met en évidence un fait important : l’expérience spirituelle sous ses formes très diverses – prière, transe chamanique, méditation – a une inscription corporelle dans le cerveau. Au-delà du débat philosophique qui en découle et des interprétations matérialistes ou spiritualistes que l’on peut en faire, je retiens un autre enseignement de ce fait. C’est que la spiritualité est d’abord, et avant tout, une expérience vécue qui touche l’esprit autant que le corps. Selon le conditionnement culturel de chacun, elle renverra à des objets ou à des représentations très différentes : rencontre avec Dieu, avec une force ou un absolu indicible, avec la profondeur mystérieuse de l’esprit. Mais ces représentations auront toujours pour point commun de susciter un ébranlement de l’être, un élargissement de la conscience et bien souvent du cœur. Le sacré, quel que soit le nom ou la forme qu’on lui donne, transforme celui qui l’éprouve. Et il le bouleverse dans tout son être : corps émotionnel, psyché, esprit. De nombreux croyants ne font pourtant pas cette expérience. Pour eux, la religion est avant tout un marqueur identitaire personnel et collectif, une morale, un ensemble de croyances et de règles à observer. Bref, la religion est réduite à sa dimension sociale et culturelle.
On peut pointer dans l’histoire le moment où cette dimension sociale de la religion est apparue et l’a peu à peu emporté sur l’expérience personnelle : le passage de la vie nomade, où l’homme vivait en communion avec la nature, à la vie sédentaire, où il a créé des cités et a remplacé les esprits de la nature – avec lesquels il entrait en contact grâce à des états modifiés de conscience – par les dieux de la cité à qui il a offert des sacrifices. L’étymologie même du mot sacrifice – « faire le sacré » – montre bien que le sacré ne s’éprouve plus : il se fait à travers un geste rituel (offrande aux dieux) censé garantir l’ordre du monde et protéger la cité. Et ce geste est délégué par le peuple, devenu nombreux, à un clergé spécialisé. La religion revêt dès lors une dimension essentiellement sociale et politique : elle crée du lien et soude une communauté autour de grandes croyances, de règles éthiques et de rituels partagés.
C’est en réaction à cette dimension trop extérieure et collective que vont apparaître dans toutes les civilisations, vers le milieu du premier millénaire avant notre ère, des sages très divers qui entendent réhabiliter l’expérience personnelle du sacré : Lao Tseu en Chine, les auteurs des Upanishads et le Bouddha en Inde, Zoroastre en Perse, les initiateurs des cultes à mystères et Pythagore en Grèce, les prophètes d’Israël jusqu’à Jésus. Ces courants spirituels naissent bien souvent au sein des traditions religieuses qu’ils tendent à transformer en les contestant de l’intérieur. Cette extraordinaire poussée de mysticisme, qui ne cesse d’étonner les historiens par sa convergence et sa synchronicité dans les différentes cultures du monde, va bouleverser les religions en y introduisant une dimension personnelle qui renoue par bien des aspects avec l’expérience du sacré sauvage des sociétés primitives. Et je suis frappé de voir combien notre époque ressemble à cette période antique : c’est cette même dimension qui intéresse de plus en plus nos contemporains, dont beaucoup ont pris leurs distances avec la religion qu’ils jugent trop froide, sociale, extérieure. C’est tout le paradoxe d’une ultramodernité qui tente de renouer avec les formes les plus archaïques du sacré : un sacré qui s’éprouve plus qu’il ne se « fait ». Le XXIe siècle est donc à la fois religieux par la résurgence identitaire face aux peurs engendrées par une mondialisation trop rapide, mais aussi spirituel par ce besoin d’expérience et de transformation de l’être que ressentent de nombreux individus, qu’ils soient religieux ou non.
Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici, ici et là surtout avec comme toujours l'excellent site de McGill sur le cerveau.
Exposition « La science dans ma vie" à la Cité des sciences et de l'industrie
Organisée en quatre parties qui structurent son parcours (La vie et l'esprit, Une meilleure santé, Le système terrestre, Au-delà du visible), l'exposition "La science dans ma vie" invite le visiteur, au travers de jeux et de tests, à prendre conscience de l'omniprésence des sciences dans sa vie. Au centre de l'exposition un salon des sciences propose des animations et des films d'archives.
Génétique, neurobiologie, microbiologie, climatologie, cosmologie, astrophysique, géologie, physique… : la science est partout dans notre quotidien. Ainsi, l'exposition aborde, de façon ludique, les découvertes scientifiques des cents dernières années réalisées sur le cerveau, la santé, la planète et l'Univers.
La vie et l'esprit
Observez l'activité du cerveau en accomplissant des tâches. Saisissez comment l'interaction entre nos gènes, l'environnement et nos actions nous façonne.
Une meilleure santé
Jouez à l'antibiotique, explorez le corps humain, parcourez l'histoire de la contraception. Apprenez comment l'hygiène, la prévention et la médecine ont doublé l'espérance de vie dans nos sociétés.
Le système Terre
Voyagez au coeur de la planète et decouvrez que la Terre est en constante évolution. Tout est interconnecté: volcans, tremblements de terre, climat, courants océaniques, érosion, paysages, biodiversité.
Au-delà du visible
Entrez dans le monde étrange de la physique quantique, du big bang. Il sont conduit à l'apparition de toute la matière contenue dans l'Univers!
Informations pratiques
Du 13 décembre 2011
au 16 septembre 2012
Du mardi au samedi
de 10h à 18h
Le dimanche de 10h à 19h
Accès avec le billet d'entrée
aux expositions d'Explora
Pour aller plus loin : Article source ici et là + Tarifs et billets.

