28 novembre 2011

Chirurgies cérébrales effectuées par un robot

cerveau1Le projet Robocast a conçu un nouveau robot de neurochirurgie, divisant par dix l’effet du tremblement de la main du chirurgien.

La Commission européenne annonce ce lundi que des chercheurs allemands, italiens, israéliens et britanniques bénéficiant de fonds de l’Union européenne ont réalisé « un progrès décisif en matière de neurochirurgie robotisée ».

Le projet Robocast a permis l’élaboration d’un nouveau type de robot, avec « deux avantages majeurs pour les chirurgiens: 13 degrés (types) de liberté, contre les quatre que maîtrisent les mains humaines lors d’une chirurgie mini-invasive, ainsi que le ‘retour d’effort’, à savoir les signaux physiques permettant au chirurgien d’évaluer les tissus et de percevoir l’intensité de la pression appliquée pendant l’opération.

Tests concluants sur des mannequins

Ce robot a effectué des neurochirurgies endoscopiques précises sur des mannequins. Une fois prêt pour des interventions sur l’homme, il pourrait atténuer les souffrances de millions d’Européens atteints de tumeurs ou de troubles tels que l’épilepsie, la maladie de Parkinson et la maladie de Gilles de la Tourette. »

La neurochirurgie endoscopique consiste à introduire une sonde dans le crâne, via un minuscule orifice appelé trou de trépan, pour manipuler des tissus ou recueillir du sang ou d’autres liquides, indique la Commission.

« Les robots permettent de diviser par dix le tremblement de la main du chirurgien, d’où leur grande utilité pour protéger la fragile et cruciale matière cérébrale. Jusqu’à présent, les robots n’avaient pas satisfait aux tests pour des actes chirurgicaux aussi sophistiqués. »

Ces progrès sont salués par Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique, qui a déclaré que « si nous parvenons à réduire les délais d’attente et à fournir de meilleurs résultats aux patients dans un contexte de vieillissement de la population européenne, je crois que nous serons largement récompensés pour nos investissements dans des projets technologiques de ce type financés par l’UE ».

Parallèlement, des recherches ont été entamées dans le cadre d’un projet de suivi, baptisé Active. Ces recherches en neurochirurgie robotisée concernent les opérations qui exigent que le patient reste éveillé. Jusqu’à trois robots (dont deux sont équipés de capteurs et d’effecteurs terminaux pour opérer et un atténue activement les mouvements de la tête) devraient coopérer et assister le chirurgien lors de l’opération.

Le projet Robocast a commencé en 2008 et a donné lieu à des essais chirurgicaux sur des mannequins en 2011. Le projet Active a débuté en avril 2011 pour une durée de quatre ans et a reçu 5,77 millions d’euros sur le financement total de 7,62 millions d’euros octroyé par la Commission.

400 millions d’euros de soutien européen à la recherche en robotique

Ces annonces adviennent au début de la semaine européenne de la robotique, qui a lieu du 28 novembre au 4 décembre (350 événements dans l’UE).

En 2010, précise la Commission, la demande mondiale de robots et de produits connexes représentait environ 15,5 milliards d’euros, dont quelque 3 milliards en Europe.

Au titre du 7e programme‑cadre de recherche et développement (2007-2013), la Commission européenne a consacré environ 400 millions d’euros à une centaine de projets de recherche en robotique.

Pour aller plus loin : Article source ici, iciici, ici et .

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19 novembre 2011

La "Bio-peau" d'Orenbourg

imgresUne petite entreprise innovante de l'Université d'Etat d'Orenbourg a lancé le 18 novembre la production de bio-peaux permettant une rapide régénération de la peau pour les grands brûlés. Cette entreprise a été créée à la suite de la coopération des scientifiques de l'université avec des spécialistes de l'entreprise Nanosintez (bio-ingénierie)

La bio-peau "Giamatriks" (Hyamatrix) est destinée à la protection, cicatrisation et reconstruction des défauts de la peau et des membranes muqueuses dus aux brûlures, traumas, ulcères etc.

"Le traitement grands brûlés est très coûteux et accompagné par un rétablissement complexe du patient. L'application de la bio-peau de "Giamatriks" permet de restaurer plus vite les épidermes endommagés et de rendre le traitement moins douloureux", assure l'inventeur de la bio-peau, Ramil Rakhmatoulline du laboratoire de recherche et de production des technologies cellulaires de l'université d'Etat d'Orenbourg. A la différence de ses concurrents internationaux cette "peau" possède une plus haute biocompatibilité, l'efficacité clinique est optimisée.
Article source : ici.
Pour en savoir plus, contacts :
- site de l'entreprise "NANOSINTEZ" (en russe) : http://hyamatrix.ru/
- site de l'Université d'Orenbourg : http://www.osu.ru/news/8093
- faculté de bio-chimie : http://www.osu.ru/doc/636/facult/5764
Code brève  ADIT : 68344
Sources :
- PharmaCluster (en russe) : http://bit.ly/tF9IPj
- Nanonews (en russe) http://www.nanonewsnet.ru/blog/nikst/proizvodstvo-biokozhi-na-potok
Rédacteurs : Julie Foucault : julie.foucault@diplomatie.gouv.fr

 

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06 novembre 2011

Après 520 jours de simulation de vol sur Mars, les six astronautes "retournent" sur Terre

images-1"Oui, l'équipage peut survivre à l'inévitable isolation qu'impose un voyage aller-retour vers Mars". La phrase est signée Patrick Sundblad, co-organisatrice de l'expérience Mars 500.

Débutée le 3 juin 2010, l'aventure consistait à simuler un vol sur la planète rouge. De fait, l'expérience imposait un isolement de 520 jours, soit 250 jours pour l'aller, 30 jours de travail sur Mars, et 240 jours pour le retour.

Après un an et demi d'isolement passé dans un hangar appartenant à l’Institut russe des problèmes biomédicaux, à Korolev, dans la banlieue de Moscou, les six astronautes doivent fêter leur retour de mission vendredi.

Un suivi psychologique important

Toutefois, avant de pouvoir retrouver leurs proches, l'équipe, composée de Russes, d’Européens et de Chinois, devra être placée en quarantaine pendant quatre jours pour effectuer des examens médicaux. Après plusieurs mois d'isolement, les astronautes risquent en effet d'être plus vulnérables aux maladies, rapporte Mark Belakovski, vice-directeur du projet Mars-500.

Par la suite, les six hommes, âgés de 27 à 38 ans, vont d'ailleurs devoir se rendre régulièrement à l'IMBP afin d'effecteur des contrôles médicaux. Outres des carences physiques, un isolement si long peut en effet avoir des répercussions importantes sur le moral des astronautes.

Étudier l'impact de l'isolement dans une équipe

Interrogé par Ouest-France, Romain Charles, un ingénieur originaire de Mayenne, âgé de 32 ans, qui a participé à la mission, explique que différents stratagèmes ont été mis en place pour mieux gérer l'isolement. "Nous ne planifions nos journées qu'une semaine à l'avance", donne-t-il comme exemple.

"En plus des expériences scientifiques, je me suis prévu quelques activités pour être toujours occupé. J'étudie le russe pour améliorer mon niveau, je lis et je joue de la guitare. Je passe également beaucoup de temps à écrire pour répondre aux messages de mes proches", ajoute l'ingénieur.

Le but de la mission était en effet d'étudier les effets, sur les hommes, de l'isolement, de l'absence de lumière du jour et d'air frais, ainsi que la restriction des contacts humain à subir par les astronautes.

Une mission sur Mars possible dans 30 ans

Car si les astronautes avaient la possibilité d'être en contact, notamment par mails, avec leurs proches, Romain Charles reconnaît toutefois certains coups durs. "Toutes les questions (des journalistes, ndlr) nous obligeant à focaliser notre attention sur des périodes longues ont eu tendance à miner notre moral", confie-t-il.

Mais de cette expérience, l'ingénieur garde avant tout des souvenirs positif, comme le nouvel an, ou "le début de la période martienne". En février dernier, un binôme de l'équipe a eu l'opportunité de sortir de la station spatiale pour simuler une excursion sur Mars. Là, durant cinquante minutes, les deux hommes se sont confrontés à une température avoisinant les - 60 degrés Celsius.

Voici quelques images, diffusées par Russia Today : ici.

Si l'isolement a été difficile à gérer parfois, l'équipe garde donc des souvenirs très intenses de leur expérience. Et à quelques jours du grand retour, Mark Belakovski, vice-directeur du projet Mars-500, estime qu'ils "sont d'une humeur très positive". "Ils savent qu'ils ont fait quelque chose de très grand", déclare-t-il.

Même si aucune expédition vers cette planète n'est prévue avant 20 ou 30 ans, Mars 500 aura permis de démontrer qu'une équipe, composée de différentes nationalités peut cohabiter dans un endroit clos pendant plusieurs mois.

Pour aller plus loin : Articles source ici, ici et

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04 novembre 2011

La science fait le tour du cadran

article_sciencesfrontieresPour sa 27ème édition le Festival Science Frontières s’empare des nouvelles technologies pour réinventer la notion même de festival : Partant du constat qu’il est toujours midi quelque part sur la Terre, le Festival va suivre la course du soleil pour réaliser une performance non stop : une émission de télé de 24h !

Depuis la bibliothèque de l’Alcazar de Marseille, nous émettrons en permanence en direct sur Internet des entretiens réalisés successivement en multiplex depuis les pays que nous aurons sélectionnés.

A travers le monde, de nombreux duplex seront réalisés avec des chercheurs, des responsables d’ONG, des industriels, des artistes, des lanceurs d’alerte ou de simples citoyens témoins d’une situation locale particulière. En plateau, le public et les invités répondront aux propos des « cyber » participants. Les interventions seront entrecoupées d’expériences, de débats, d’interviews, de diffusions de reportages…

Cette réunion planétaire virtuelle sera l’occasion d’aborder des thèmes liés à l’actualité scientifique et environnementale et de confronter les points de vues et les cultures sur des sujets transversaux tels que l’énergie, l’accès aux soins, la recherche, la gestion des risques…

Le tout sera bien entendu retransmis en direct sur internet, grâce à notre partenaire TerreTv.

Le festival a 27 ans

Depuis 1984, le Festival Science Frontières ouvre les débats qui permettent d’anticiper de nombreuses questions sociétales et environnementales (OGM, pollutions invisibles, émergence de nouvelles épidémies, mémoire de l’eau…) tout en vulgarisant un savoir très pointu auprès d’un large public.

Car au‐delà d’être à l’avant‐garde, de jouer les défricheurs d’idées, le Festival Science Frontières offre une ambiance qui permet au public, notamment aux jeunes générations, grâce aux partenariats que nous organisons avec les établissements scolaires de Provence Alpes Côtes d’Azur, d’être une véritable partie prenante de l’événement.

En effet, il accueille chaque année plus de 14 000 festivaliers dont 3 000 élèves du primaire à la terminale.

Les frontières du court

Tous les ans, le Festival Science Frontières organise en collaboration avec la S.E.R.E le festival « Les Frontières du Court ».

Ce partenariat avec la Société Européenne des Réalisateurs de l’Environnement (S.E.R.E) est cette année l’occasion d’offrir une programmation de nombreux court-métrage qui ponctueront les duplex durant nos « 24 heures sur la Terre ».

Mais les Frontières du Court ce sont également une compétition de sujets courts sur l’environnement, avec Un Grand Prix du Public (remis en clôture du Festival), des rencontres avec les scientifiques et les réalisateurs, ainsi qu’un Atelier pour les professionnels.

Vous pourrez bientôt retrouver la programmation des « Frontières du Court » sur notre site et tous les internautes pourront également voter pour le film de leur choix sur TerreTv.

Pour aller plus loin : Vidéo ici + articles source ici, ici et .

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