Un microstimulateur contre certaines céphalées
Les algies vasculaires de la face (ou " cluster headache ") se caractérisent par des crises douloureuses très intenses centrées sur un œil et accompagnées de signes végétatifs du côté atteint. Parmi les personnes qui y sont sujettes, avant tout des hommes, 10% présentent la forme chronique de la maladie où il n'y a plus de répit et les crises sont quotidiennes. Parmi eux une majorité devient en plus résistante au traitement médicamenteux. Bonne nouvelle: des chercheurs ont réussi à réduire la fréquence des crises à l'aide d'un micro-stimulateur implanté.
Si de simples maux de tête nous rendent parfois la vie impossible, ils restent peu douloureux par rapport aux algies vasculaires de la face... Douleurs chroniques unilatérales, celles-ci sont intenses parfois jusqu'à l'intolérable. Les crises peuvent survenir plusieurs fois sur 24 heures, sont souvent nocturnes et durent entre 30 minutes et 3 heures. Outre la douleur, elles s'accompagnent du même côté de congestion nasale, de rougeur de l'œil, de larmoiement et de gonflement des paupières. " Cette pathologie touche une personne sur 1000, une incidence comparable à celle de la sclérose en plaque, explique Jean Schoenen, directeur de l'Unité de Recherches sur les Céphalées de l'Université de Liège au Service Universitaire de Neurologie de l'Hôpital de la Citadelle et au GIGA-Neurosciences du CHU-Sart Tilman. Dans la grande majorité des cas, le traitement le plus efficace de la crise est l'injection sous-cutanée de sumatriptan par auto-injecteur et/ou l'inhalation d'oxygène pur par masque.. Cependant certains patients ne peuvent recevoir le sumatriptan à cause d'un risque cardiovasculaire trop élevé. De plus, 10% des patients développent la forme chronique de la maladie et deviennent résistants aux médicaments. Ces patients ont leur vie ruinée par la maladie et deviennent suicidaires. " C'est dire si mettre au point un traitement efficace là où les traitements classiques faillissent est une priorité!
Un microstimulateur à activer soi-même
La cause exacte de ce type de céphalée est encore mal connue mais cela fait plusieurs années que les chercheurs savent que le ganglion sphéno-palatin joue un rôle important dans la survenue et l'entretien des crises. Ce ganglion qui est logé dans la fosse du même nom derrière la mâchoire supérieure et innerve du même côté les glandes de la moitié du visage, est en communication avec les fibres nerveuses du nerf trijumeau qui conduisent la douleur. "Les crises s'accompagnent d'une activation du ganglion sphéno-palatin ce qui explique des larmoiements, des rougeurs de l'œil, du gonflement des paupières et de la congestion nasale. Greenfield Sluder, un ORL américain, a été le premier à pointer en 1903 le rôle du ganglion sphéno-palatin. Depuis lors, on sait qu'on peut interrompre une crise en touchant le fond de la narine avec un coton d'ouate imbibé de liquide de Bonain, ce qui paralyse le ganglion tout proche. En se basant sur ces informations, le Dr Jean-Claude Devoghel de l'Université de Liège a mis au point dans les années 1980 un traitement par injection d'alcool dans le ganglion sphéno-palatin via la tempe", explique Jean Schoenen. Comme cette technique donnait de bons résultats, mais des résultats transitoires, on a cherché des moyens pour modifier de façon plus durable le fonctionnement du ganglion.
En 2010, le docteur Ansirinia et ses collègues de Las Vegas ont prouvé le concept en stimulant le ganglion avec une électrode implantée temporairement par la voie utilisée par JC Devoghel chez quelques patients hospitalisés: la stimulation à haute fréquence du ganglion sphéno-palatin a interrompu les crises dans 78% des cas. "A partir de ces résultats, une entreprise californienne, Autonomic Technologies Inc, a décidé de développer un microstimulateur à implanter près du ganglion sphéno-palatin via la gencive de la mâchoire supérieure." Elle prend la forme d'un petit implant en polymère dépourvu de pile, et adaptable à l'anatomie de la fosse sphéno-palatine. Le patient peut activer la microélectrode à la demande en plaçant un petit générateur de champ électromagnétique sur la joue.
Quant à la technique d'implantation, elle a été mise au point à Liège et est sans cesse améliorée par les Dr Alain Wilmont et Sandrine Machiels, des Service de Chirurgie maxillo-faciale et d'ORL du CHR de la Citadelle. Les premiers essais ont été réalisés sur cadavres grâce à l'infrastructure offerte par les nouvelles salles de dissection et de travaux pratiques du Service d'Anatomie au CHU du Sart Tilman. " Il s'agit de placer l'implant dans la fosse sphéno-palatine derrière la mâchoire supérieure à un endroit bien précis près du ganglion, sans toucher la deuxième branche du nerf trijumeau. " Une fois en place et la cicatrisation faite, le micro-stimulateur implanté est activé manuellement par les patients: "Quand une crise commence, le patient place une petite manette sur sa joue qui génère un champ électromagnétique. Ce champ active le microprocesseur qui va à son tour produire une stimulation électrique à haute fréquence du ganglion sphéno-palatin pendant 15 minutes. Cette stimulation bloque le trafic nerveux au niveau du ganglion." Cette nouvelle technique est étudiée simultanément en Allemagne, en Italie, en Espagne, en France, au Danemark et en Belgique dans une étude multicentrique coordonnée par l'Université de Liège, qui inclut en double aveugle une phase où certaines stimulations sont fictives (stimulations " placebo "). Elle a déjà fourni des résultats préliminaires très enthousiasmants !
Des crises moins fréquentes
Jusqu'à présent, 22 patients ont été implantés et les médecins ont pu analyser les résultats préliminaires obtenus chez 7 de ces 22 patients, les autres n'étant pas enrôlés dans l'étude depuis assez longtemps. " Nous avons constaté que 70% des crises étaient arrêtées dans les 15 premières minutes suivant la mise en route du micro-stimulateur, explique Jean Schoenen. Ce qui est déjà très encourageant mais il ne s'agit pas là du seul résultat! Nous avons également remarqué chez certains patients que plus ils stimulent leur ganglion sphéno-palatin, plus la fréquence des crises diminue. " Ainsi, chez 6 patients testés, la fréquence des crises a diminué de 80% et les crises qui ont persisté étaient moins intenses. Ajoutez à cela que l'implant ne s'accompagne que de légers effets secondaires transitoires et vous comprenez l'enthousiasme des chercheurs... et des patients ! " Il n'y a pas d'effet secondaire grave avec cette technique. Pour l'instant nous avons uniquement observé un gonflement de la joue dans les jours qui suivent l'implantation et quelques douleurs transitoires dans la mâchoire. Lorsque l'électrode est mal placée, elle peut exceptionnellement entraîner des douleurs au niveau de la face dues à la stimulation de la 2ème branche du trijumeau (le nerf maxillaire). Cependant, plus l'étude avance, plus la technique d'implantation devient précise et le risque d'un mauvais placement de l'électrode de stimulation se réduit. "
L'étude n'en est encore qu'à ses débuts, le recrutement des patients se termine à l'automne 2011 et la seconde salve de résultats devrait être connue en février 2012.
En outre, comme le ganglion shéno-palatin pourrait aussi jouer un rôle dans les migraines, les chercheurs ont mis au point un protocole d'étude dans cette maladie qui touche 1 femme sur 5 et qui peut aussi devenir résistante aux médicaments. " Les résultats dans le cluster headache doivent être confirmés sur le long terme, mais ils sont suffisamment encourageants pour tester la micro-stimulation du ganglion sphéno-palatin dans la migraine sévère, d'autant que 30-50% des migraineux ont aussi une œil rouge et larmoyant, ou le nez bouché ou coulant pendant les crises. C'est une étude que nous espérons commencer en octobre cette année. ", conclue le professeur Schoenen.
Pour en savoir plus, contacts :
- D'après les recherches du Dr Jean Schoenen - jschoenen@ulg.ac.be
- Directeur de l'Unité de Recherches sur les Céphalées de l'Université de Liège au Service Universitaire de Neurologie et au GIGA - Neurosciences du CHU - Sart Tilman.
Code brève ADIT : 68014
Sources : - Université de Liège - Site internet Reflexions : http://reflexions.ulg.ac.be -http://redirectix.bulletins-electroniques.com/26bWx - 7 octobre 2011
Rédacteurs : Elise DUBUISSON
Origine : BE Belgique numéro 56 (21/10/2011) - Ambassade de France en Belgique / ADIT -http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68014.htm
« Le cheveu, de mèche avec la science » Exposition au Palais de la découverte du 14 octobre 2011 au 26 août 2012
Tellement familier et tellement surprenant, si simple en apparence et pourtant au cœur des recherches scientifiques et technologiques de très haut niveau. Traversant l'histoire, les arts et le langage, le cheveu est au cœur d'une exposition ouverte du 14 octobre 2011 au 26 août 2012 au palais des sciences et de la découverte.
Ils accompagnent et contribuent à l’apparence de chacun, ils constituent un phénomène autant biologique qu’esthétique, ils lient étonnement l’intime, le social et le culturel, les cheveux, tout à la fois familiers et mystérieux, dévoilent leurs secrets et leurs richesses tout au long de l’exposition : “le cheveu, de mèche avec la science”.
De la vie à la matière passées au microscope jusqu’à la science et la recherche la plus avancée autour du cheveu en passant par un panorama des modes et cultures, cette exposition ludique et interactive, présente, à travers tout une série de dispositifs originaux, le monde foisonnant qui vit sur nos têtes et répond à toutes les questions que l’on se pose sur nos cheveux !
Une expo qui se penche sur nos têtes !
Qu’ils soient frisés ou raides, blonds ou roux, traités avec des produits de soins capillaires ou non, les cheveux lient l’apparence et le biologique, l’intime et le social. Chaque chevelure reste à la fois mystérieuse et foisonnante.
Parce que le Palais de la découverte et la Fondation d’entreprise L'Oréal partagent un objectif commun : promouvoir la science et faciliter sa diffusion auprès du grand public, ils ont souhaité proposer ensemble un événement sur ce thème.
L’exposition « Le cheveu, de mèche avec la science » a pour ambition de décrypter et dévoiler aux visiteurs, tant du point de vue scientifique que culturel et symbolique, les richesses et les secrets de nos cheveux.
Le cheveu : une fibre et un organe vivant
Destinée au grand public et notamment aux jeunes, l’exposition est pédagogique, interactive et ludique. Nous fabriquons des kilomètres de cheveux par an : Comment poussent-ils ? Pourquoi en perd-on ? Pourquoi blanchissent-ils ? Est-ce la couleur ou la frisure qui les départagent ? Les roux, les blonds, vont-ils disparaitre ? L’homme a perdu sa toison protectrice, comment les cellules souches viennent-elles à la rescousse ? L’exposition propose un parcours dans les méandres de nos cheveux afin d’en découvrir toutes les facettes.
Le cheveu : un sujet de société
Après un décryptage microscopique, l’exposition aborde la dimension sociétale du cheveu au fil du temps et à travers les différentes cultures. Moyen d’expression, source de création, le cheveu dévoile ainsi tous ses codes et représentations : l’identité, l’apparence, la coiffure, les idées reçues, les légendes, les chansons, les proverbes…
Pour aller plus loin : Communiqué de presse ici. Dès le 26 octobre, une visite virtuelle est accessible ici.
L'accès est libre pour les visiteurs ayant acquitté leur droit d'entrée au Palais de la découverte. L’exposition est développée en trois langues et en braille.
Horaires : du mardi au samedi de 9 h 30 à 18 h 00, (fermeture des caisses à 17 h 30), le dimanche et les jours fériés de 10 h 00 à 19 h 00, (fermeture des caisses à 18 h 30). Fermée TOUS les lundis (normaux et fériés) et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août et 25 décembre. Le Palais de la découverte sera exceptionnellement ouvert le lundi 31 octobre 2011
Accès : Autobus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93 - R.E.R : Invalides (C) - Métro : Champs Elysées-Clémenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin D. Roosevelt (lignes 1 et 9)
Tarifs : plein tarif : 7 € ; tarif réduit : 4,50 € ; gratuit pour les moins de 6 ans ; supplément planétarium : 3,50 € ; supplément pour certains ateliers : 1,50 €.
Le retour de maladies disparues
Rougeole, tuberculose, coqueluche, gale... On croyait ces maladies disparues, elles persistent. Pour la rougeole, on parle même d'un grand retour, avec 22 000 cas recensés depuis trois ans. Depuis janvier, près de 14 500 personnes ont été touchées. Les autorités s'activent. Jeudi 13 octobre, l'Institut national de la prévention et d'éducation pour la santé (INPES) devait lancer une nouvelle campagne de communication à destination des jeunes adultes, qui perçoivent souvent à tort la rougeole comme "une maladie de l'enfance".
Au printemps, la secrétaire d'Etat à la santé, Nora Berra, s'était déjà alarmée de la couverture vaccinale insuffisante. Les zones de forte influence de la rougeole sont celles où la vaccination est plus faible, notamment dans le Sud, où les opposants à la vaccination sont bien implantés. La couverture vaccinale y atteint 80 %, alors qu'il faudrait 90 à 95 % de taux de vaccination pour enrayer la maladie.
La rougeole, qui se caractérise notamment par une forte fièvre et une toux, est une maladie très contagieuse. "Une personne rougeoleuse dans une salle d'attente contamine tout le monde car le virus est très persistant dans l'air", constate le docteur Denise Antona, de l'Institut national de veille sanitaire (InVS). Les effets sont plus graves pour les bébés, les jeunes adultes et les femmes enceintes. La maladie peut entraîner de sévères complications. Dix personnes en sont mortes depuis 2008 et il y a eu de nombreuses hospitalisations.
Les personnes nées après 1980 sont moins bien couvertes. Ayant été vaccinées, elles n'ont pas eu la rougeole quand elles étaient enfant, contrairement aux plus âgés. Mais n'ont reçu qu'une seule dose de vaccin - la double injection n'est la règle que depuis la fin des années 1990. La rougeole réapparaît donc dans cette population. "Si vous êtes nés depuis 1980 et que vous n'avez plus de carnet de santé, vous n'êtes plus protégés", alertent les autorités sanitaires. La vaccination à deux doses est la seule protection efficace, insistent-elles. Et se vacciner, c'est se protéger soi-même, mais aussi les autres.
Le feront-ils ? La question se pose. A l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France, on aurait aimé qu'il soit décidé de rendre le vaccin gratuit - il n'est remboursé à 100 % que jusqu'à 18 ans -, pour éviter que de jeunes adultes sans mutuelle n'y renoncent.
Pour les autorités, le défi sera d'autant plus difficile à relever que, depuis plusieurs années, les réticences aux vaccins augmentent, amplifiées par le fiasco de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 en 2009. Fin 2008, seuls 40 % des enfants de 2 ans avaient reçu les deux doses de vaccins nécessaires contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR).
Autre obstacle, si les enfants ont un carnet de santé à jour et à disposition, c'est loin d'être le cas des adultes. Et depuis que la France promet un dossier médical personnel (DMP) informatisé à tous, une affaire qui traîne depuis des années, il n'y a plus de réflexion sur le carnet de vaccination.
La rougeole n'est pas la seule maladie qui inquiète les experts. La gale, une affection contagieuse de la peau, est en augmentation. La coqueluche, après un pic en 2009, est dans une phase descendante mais sévit encore. "Le vaccin contre la coqueluche ne protège pas à vie, précise Emmanuel Belchior de l'InVS. Il est recommandé chez les parents ayant un projet d'enfants, les jeunes adultes, et les personnels soignants, dont le taux de vaccination n'est que de 20 %..."
La tuberculose aussi reste préoccupante. "On pensait qu'elle était éradiquée, que c'était une maladie du passé, et c'est vrai qu'elle a considérablement diminué au fil du temps", explique Delphine Antoine de l'InVS. Mais 5 276 cas ont encore été recensés en France en 2009. "Ce chiffre est un peu sous-estimé. Il y aurait environ 7 000 cas en France", souligne-t-elle.
Dans certaines parties du territoire, la tuberculose n'est qu'à peine stabilisée grâce aux campagnes de dépistage. La Seine-Saint-Denis est ainsi le département le plus touché, du fait de la présence de migrants venant d'Asie, d'Afrique subsaharienne ou d'Europe de l'Est, où l'incidence est plus forte qu'en France.
"On a en France une très mauvaise politique de lutte contre la tuberculose", s'énerve Claude Dilain (PS), maire de Clichy-sous-Bois et pédiatre. Dans sa ville, où une vingtaine de cas ont été recencés cet été, un dépistage massif vient d'être organisé (Le Monde du 29 septembre). M. Dilain reproche aux autorités sanitaires d'avoir mis l'accent, ces dernières décennies, essentiellement sur la vaccination, qui n'est pas efficace à 100 %. Il regrette aussi que la levée de l'obligation du vaccin du BCG en 2007 n'ait pas été accompagnée d'une politique de dépistage systématique, qui permettrait de détecter la présence du bacille de Koch avant même que la maladie ne se déclare.
D'une façon générale, les populations précaires paient un plus lourd tribut face aux maladies contagieuses. Le moindre accès aux soins, la malnutrition, les logements suroccupés facilitent la propagation. "La couverture vaccinale est plus faible dans les populations en grande précarité, rappelle le docteur Laurent Chambaud, directeur de la santé publique de l'ARS d'Ile-de-France, qui sont en outre moins touchées par les messages de prévention." Tout l'enjeu est d'atteindre ces personnes non protégées.
Pour aller plus loin : Article source ici.
Grâce à un implant dans leur cerveau, des singes bougent un bras virtuel
Des scientifiques de l'université technique de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, ont testé pour la première fois avec succès un implant, fixé dans le cerveau de singes, qui permet aux animaux de mouvoir un bras virtuel et de sentir des objets (virtuels également), explique le quotidien anglais The Guardian.
Les singes ont appris à utiliser l'implant, fixé dans la partie contrôlant le mouvement de leur cortex, pour contrôler leur bras virtuel exclusivement par la pensée, et sentir la texture des objets qu'ils touchent ainsi, à travers des signaux électriques envoyés dans leur cerveau. Cette expérience vise "à construire un 'exosquelette' couvrant un corps entier, qui pourrait mouvoir les membres paralysés d'hommes en répondant à l'action de leur cerveau, via l'implant", explique le Guardian.
"Les patients pourront utiliser leur cerveau pour contrôler leurs mouvements, mais ils pourront aussi récupérer les sensations de leurs jambes, de leurs bras, de leurs mains, dit Miguel Nicolelis, qui dirige ces recherches à l'université Duke. Nous essayons de mettre au point une démonstration à temps pour la Coupe du monde de football 2014. Quand l'équipe brésilienne s'avancera sur le terrain, nous voulons qu'ils soient accompagnés par deux adolescents tétraplégiques, qui marcheront jusqu'au centre et frapperont dans la balle grâce à cette technologie."
Nicolelis écrit dans la revue Nature que les singes ont appris à utiliser leur bras virtuel progressivement, aiguillonnés par la promesse de récompenses (une gorgée de jus de fruit), d'abord à l'aide d'un joystick et d'un jeu à base de cercles de différentes textures, puis en utilisant l'implant. "Ils s'y prenaient de mieux en mieux avec le temps. En mesurant le temps qu'ils passaient sur chaque cercle, vous pouviez voir qu'ils se concentraient vraiment pour trouver la bonne texture", explique Nicolelis.
Ce sens virtuel du toucher est une part essentielle du processus, selon les scientifiques : il permet d'évaluer la pression exercée par le corps sur un objet ou la qualité du terrain sur lequel l'individu se déplace – évitant ainsi d'écraser l'objet, de le lâcher ou de chuter.
Pour aller plus loin : articles source ici, ici et là + the walk again project là.
Fete de la science du 12 au 16 octobre 2011
La 20e édition de la Fête de la science se déroule du 12 au 16 octobre 2011. Elle est placée sous le signe de "La chimie" et "Des Outre-mer". Rendez-vous des curieux et des passionnés de science de tous âges, tous les domaines scientifiques sont abordés : de la biodiversité aux sciences de l’univers, en passant par les mathématiques, l'environnement, les sciences humaines et sociales ou les nanotechnologies.
Manipulez, testez, participez à des visites de laboratoires, dialoguez avec des chercheurs, découvrez les métiers de la recherche, stimulez votre goût pour les sciences ! La Fête de la science, ce sont des milliers d'animations gratuites, partout en France. À cette occasion, la science investit les lieux publics et les chercheurs viennent à votre rencontre.
Historique de la Fête de la science
Créée en 1991 et pilotée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fête de la science favorise les échanges entre la communauté scientifique et le grand public. Pari réussi avec chaque année plus d'un million de visiteurs, 7000 chercheurs impliqués et un foisonnement d'animations, d'expositions, de débats et d'initiatives originales, partout en France et pour tous les publics. C'est une approche concrète, conviviale et ludique de la science : une occasion de découvrir le monde des sciences et de rencontrer des scientifiques.
Nouvelle charte
Cette nouvelle charte de la Fête de la science se caractérise par un univers graphique qui repose sur une figure géométrique ouverte. Elle est composée de multiples facettes de couleurs vives : triangles, polygones irréguliers, quadrilatères dont certaines s'ouvrent et se déploient dans un mouvement d'expansion dynamique. La diversité des formes et des couleurs renvoie à la science, la recherche et l'innovation dans toute leur diversité aujourd'hui et demain, aussi à la diffusion de la connaissance dans la société tout entière.
Enjeux de la Fête de la science
- favoriser le partage de savoirs et les échanges entre les chercheurs et les citoyens
- valoriser le travail de la communauté scientifique
- faciliter l'accès à une information scientifique de qualité
- permettre à chacun de mieux s'approprier les enjeux des évolutions scientifiques et ainsi favoriser une participation active au débat public
- découvrir le travail des scientifiques et les métiers issus de la recherche
- sensibiliser le grand public à la culture scientifique
- Stimuler, chez les jeunes, l'intérêt pour la science, la curiosité à l’égard des carrières scientifiques, susciter des vocations.
La science est l'affaire de tous
En 1991, Hubert Curien, ministre de la Recherche et de l'Espace, décide d'ouvrir les jardins du ministère au public à l'occasion du 10e anniversaire de sa création. Il considère que la recherche et la technologie sont l'affaire de tous, et son objectif est de rapprocher le citoyen parisien de la science et de ses acteurs. Il veut aussi encourager les jeunes à s'engager, avec enthousiasme, dans les métiers de la recherche et de la technologie.
20 ans plus tard, la Fête de la science est le rendez-vous incontournable des curieux et des passionnés de sciences de tous âges, et draine plus d'un million de visiteurs. L'édition 2011, organisée comme chaque année sous l'égide du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, se déroulera du 12 au 16 octobre prochains.
Rendre accessible la science par une approche concrète
L'esprit initial est toujours le même, à savoir susciter la rencontre entre le public et les scientifiques, rendre accessible la science par une approche concrète, encourager les vocations scientifiques et rassurer en donnant une vision de la recherche proche des préoccupations de chacun.
L'objectif de la Fête de la science est simple : pour comprendre son environnement et construire un avenir meilleur, il faut pouvoir accéder à l'information scientifique, connaître les enjeux associés aux résultats de la recherche, découvrir le travail des scientifiques et les métiers de la recherche, transmettre aux plus jeunes la curiosité pour ce qui fera le monde de demain, etc. Cette année encore, l'événement va mobiliser de nombreux chercheurs, enseignants, ingénieurs et techniciens ainsi que des entreprises, des collectivités territoriales ou des musées...
Deux thématiques en 2011
Après la biodiversité l'an dernier, la chimie et l'Outre-mer sont les thématiques privilégiées de la Fête de la science 2011. Deux thèmes en lien avec l'Année internationale de la chimie et l'Année des Outre-mer français.
Année internationale de la chimie
2011 a été décrétée Année internationale de la chimie par les Nations Unies. Tout au long de l'année, de nombreuses manifestations seront organisées pour célébrer cette science et ses apports essentiels à la connaissance, à la protection de l'environnement comme au développement économique.
Année des Outre-mer français
Il s'agit de promouvoir les cultures de l'Outre-mer, de valoriser les identités culturelles, ou encore de favoriser l'accès aux archives de l'Outre-mer.
Cette année va contribuer à éclairer la place ancienne de ces régions dans l'histoire de la France, leur présence établie depuis l'avènement de la République et de la citoyenneté, et la création d'identités culturelles spécifiques tissées des rencontres transocéaniques entre les continents de leurs origines, selon qu'elles se situent dans l'Atlantique, l'Océan indien ou le Pacifique.
Pour aller plus loin : programme ici, article de la fête de la science de l’an dernier là, la fête de la science en images ici.
Votre cerveau est-il de gauche ?
A l'heure de la primaire socialiste des 9 et 16 octobre, revenons sur une étude publiée en avril dernier dans Current Biology.
Depuis des années, les psychologues et sociologues s'interrogent sur l'origine de nos orientations politiques : facteurs psychologiques ? Environnementaux ? Génétiques ? Afin de rechercher une éventuelle corrélation avec l'anatomie cérébrale, Ryota Kanai et son équipe ont fait passer des IRM à 90 volontaires. Résultat, la morphologie de notre cerveau reflèterait bien nos opinions. Mais est-ce le ressenti politique qui façonne notre cerveau, ou bien est-on plutôt conservateur ou progressiste en fonction de la taille de telle ou telle aire cérébrale ? "Qu'on soit de droite ou qu'on soit de gauche, on est toujours hémiplégique", disait le philosophe et sociologue français Raymond Aron... "qui était de droite", avait rajouté, facétieusement, l'humoriste Pierre Desproges. En effet, même si l'on s'affiche centriste, nos opinions politiques sont souvent assez marquées, ce qui se retrouve au niveau cérébral.
Evaluation des opinions politiques sur une échelle de 1 à 5 : Les chercheurs de l'Institut londoniens de neurosciences cognitives ont donc tout d'abord interrogé sur leurs orientations politiques 90 étudiants londoniens en bonne santé (23 ans en moyenne, 61 % de femmes). Concrètement, ils leur ont présenté une échelle à 5 points, déjà utilisée dans des études précédentes, sur laquelle ils devaient cocher la valeur qui leur correspondait le plus : 1 : Très libéral, au sens anglo-saxon du terme (le terme libéral, pour les Anglais, se rapproche du progressisme, conciliant liberté économique et libéralisme culturel, sociétal. Il n'y a pas vraiment d'équivalent en France, du moins sous la forme d'un parti politique, même si certains socialistes se disent inspirés par la social-démocratie à l'anglaise, ainsi que certains militants du parti de droite Démocratie Libérale) 2 - Libéral 3 - Centriste ("middle-of-the-road") 4 - Conservateur : (le conservatisme anglo-saxon repose sur le traditionalisme, la religion, la lutte contre l'avortement et certains aspects de la modernité. En France, cela correspondrait à une partie de la droite dite "conservatrice", mais aussi de la gauche, voire de l'extrême-gauche) 5 - Très conservateur : Cette échelle, en apparence très simple, prédit de manière précise les votes des individus, comme cela a pu être vérifié au cours de précédentes recherches et suivis.
Une anatomie cérébrale qui varie en fonction des opinions
Ces étudiants ont passé des IRM cérébrales spéciales (IRM morphométrique reflétant le fonctionnement du cerveau). Les chercheurs ont focalisé leurs mesures sur 3 régions particulières : - Le cortex cingulaire antérieur, situé à l'avant du cerveau. Cette zone régulant la gestion du conflit, de l'incertitude apparaît plus volumineuse chez les étudiants se disant les plus libéraux. - L'amygdale cérébrale droite, située dans la région temporale du cerveau. Cette structure, qui gère notamment la peur, est davantage développée chez les sujets les plus conservateurs. - L'insula, ou cortex insulaire, dont le rôle est encore mal connu mais qui serait impliquée dans la sensation de dégoût. Elle est également plus volumineuse chez les étudiants conservateurs.
Ces fonctions particulières semblent correspondre à certains traits psychologiques des libéraux et conservateurs, comme l'ont confirmé plusieurs études.
Des liens entre la personnalité, l'opinion et l'IRM cérébrale
Il est étonnant de voir à quel point les données des études psychologiques se trouvent corroborés par l'imagerie : - Les conservateurs sont plus sensibles à la menace et l'anxiété liée à l'incertitude, selon plusieurs études, or leur aire cérébrale de la peur est plus développée. De même, ils sont davantage sensibles au dégoût (en particulier suscité par des questions morales), selon une étude parue en 2008, sensibilité particulière retrouvée au niveau du volume de l'insula. - Quant aux libéraux, ils sont décrits comme davantage ouverts au changement. Or ils présentent un cortex cingulaire antérieur plus volumineux, ce qui pourrait traduire une capacité plus importante à accepter et gérer l'incertitude et les conflits liés au changement, pilier du libéralisme à l'anglo-saxonne.
Le cerveau guide l'opinion... à moins que cela soit l'inverse !
Est-ce le cerveau qui influence l'opinion, ou l'inverse, au-delà du fait que ces résultats sont seulement indicatifs et nécessitent bien sûr d'être affinés, mis en perspective avec d'autres facteurs (par exemple l'âge, l'hérédité, l'éducation parentale, l'environnement sociétal de notre enfance) ? Est-on davantage enclin à la peur et au conservatisme parce que l'on a un cerveau façonné de cette façon ? Ou est-ce parce que nous maîtrisons mal nos angoisses que nous avons une grosse amygdale cérébrale ? On en revient à une des questions fondamentales posée depuis des siècles : l'Esprit précède-t-il le Corps (donc le cerveau), ou l'inverse ? Et si l'Esprit et le Corps humains étaient tout simplement indissociables, formant un tout complexe qui évolue, au sens large du terme, en fonction des différentes interactions (biologiques, génomiques, sociales, environnementales, etc.) ? Auquel cas, le cerveau, le vote et les traits de personnalité seraient simplement trois miroirs de notre Etre évoluant simultanément...
Pour tenter d'en savoir plus, il faudrait dans l'idéal mettre en place une étude de suivi sur plusieurs années. En effet, les opinions politiques fluctuent, donc il faudrait faire des IRM régulières pour savoir si le changement cérébral précède, suit ou survient en même temps que le changement d'opinion...
En attendant cette hypothétique étude, ces travaux anglais, publiés dans la revue Current Biology, démontrent que les tendances psychologiques liées aux opinions politiques se retrouvent dans l'anatomie du cerveau (corrélation dans 3 cas sur 4 environ, ce qui est une corrélation forte). Il y aurait donc une plasticité cérébrale liée aux opinions politiques, comme il existe une adaptation du cerveau, par exemple, au bilinguisme. Une découverte qui ouvre des perspectives de recherche importantes sur les facteurs psychologiques influençant le modelage du cerveau humain, et sur l'interprétation de tel ou tel aspect du cerveau...
Pour aller plus loin : Articles source : ici, ici, ici, ici et là.
- "Political Orientations Are Correlated with Brain Structure in Young Adults", Kanai R et coll., Current Biology, avril 2011, résumé accessible en ligne - "Conflict monitoring versus selection-for-action in anterior cingulate cortex", Botvinick M et coll., Nature, août 1999, résumé accessible en ligne - "Fear and the human amygdala", Adolphs R et coll., The Journal of Neurosciences, septembre 1995, résumé accessible en ligne - "Both of us disgusted in My insula : the common neural basis of seeing and feeling disgust", Wickers B et coll., Neuron, octobre 2003, résumé accessible en ligne - "Conservatives are more easily disgusted than liberals Cognition & Emotion", Inbar Y et coll., Cognition & Emotion, juillet 2008, résumé accessible en ligne - "Are Needs to Manage Uncertainty and Threat Associated With Political Conservatism or Ideological Extremity ?", John T. Jost, Personality and social psychology Bulletin, juillet 2007, résumé accessible en ligne.
Jules Hoffmann : Prix Nobel de médecine
"Je n'étais pas sûr que ce domaine méritait un prix Nobel" et "je ne pensais pas que notre contribution attirerait autant l'attention", a réagi le biologiste français Jules Hoffmann, se disant plutôt "heureux" que "fier" d'être récompensé du prix Nobel de médecine 2011.
A 70 ans, ce père de deux enfants vient de se voir décerner la médaille d'or du CNRS, une des plus hautes distinctions scientifiques françaises. Après avoir reçu ces derniers mois les prestigieux prix Keyo de médecine, prix Gairdner en sciences médicales et le prix Shaw en sciences du vivant et médecine. "Je ne prend pas ce prix pour moi pour l'instant. Je suis très content que [le comité Nobel] ait choisi ce groupe-là, des gens qui s'entendent bien", a-t-il ajouté par téléphone de Shangaï, estimant que "ce sont les travaux de ces trois groupes qui ont permis d'avoir une meilleure compréhension de l'immunité innée".
Jules Hoffmann est né au Luxembourg, le 2 août 1941. Son père, enseignant de sciences naturelles et collectionneur d'insectes à ses temps perdus, lui a communiqué sa passion. Dans une brève autobiographie, il raconte que, sur les conseils du Pr Pierre Joly, qui l'avait accueilli dans son laboratoire du CNRS à Strasbourg, il a "décidé de rester dans le système universitaire français et de demander la nationalité française". Il l'a obtenue en 1970, perdant ainsi sa nationalité luxembourgeoise, et n'a "jamais regretté" ce choix, malgré un "conflit" entre ses "intérêts scientifiques et les sentiments familiaux".
MOUCHE DU VINAIGRE
Dans les années 1970, Jules Hoffmann a créé le laboratoire Réponse immunitaire et développement chez les insectes, installé à l'institut de biologie moléculaire et cellulaire du CNRS, à Strasbourg, qu'il a dirigé de 1994 à 2006.
Après des premiers travaux sur les sauterelles, c'est chez la drosophile ou "mouche du vinaigre" que le biologiste analyse les réponses antimicrobiennes des insectes, permettant des avancées pour la compréhension des mécanismes chez les mammifères, homme compris, à une époque où "personne ne faisait ce type d'études au plan mondial".
"Les insectes se défendent remarquablement bien contre les infections, notamment par la production de puissants peptides [petites protéines] à large spectre d'activité contre les bactéries et les champignons", a-t-il expliqué devant l'Académie française des sciences, quand il l'a présidée, de 2006 à 2008.
Considérée maintenant comme une première ligne de défense indispensable avant l'apparition d'anticorps, l'immunité innée faisait alors figure de système "subalterne". On connaissait les phagocytes, des globules blancs avaleurs de bactéries, mais "on ne s'attendait pas à ce que cela soit aussi complexe".
L'immunité innée est une "défense immédiate et générale, sans viser spécifiquement un germe infectieux ni mémoriser son identité", explique Jules Hoffmann, qui a découvert en 1996 le récepteur Toll. Capable d'identifier un agent pathogène, il intervient aussi dans l'activation de l'immunité adaptative ou spécifique, le deuxième type de réponse immunitaire entraînant la production d'anticorps.
"C'est une personnalité chaleureuse. Il a un pouvoir de communication extraordinaire", selon son collègue Charles Hétru, tandis que Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences et professeur d'immunologie, le décrit comme "élégant, bon vivant, chaleureux, mais en même temps un peu austère".
Pour aller plus loin : articles source : ici, ici et là.
Festival du film scientifique du 6 au 10 octobre 2011
Depuis 2005, l’Association Science & Télévision (AST) organise, avec le soutien de ses nombreux et fidèles partenaires, le festival international du film scientifique Pariscience. Chaque année au mois d’octobre, la manifestation propose à près de 8 500 spectateurs curieux et passionnés, jeunes et moins jeunes, de découvrir l’infinie variété des sciences de façon ludique à travers une programmation exceptionnelle.
La mission du festival est d’accueillir un public d’amateurs et de néophytes, de plus en plus nombreux, de lui offrir ce qui se fait de mieux en matière de films scientifiques et de lui permettre de participer à des rencontres/débat avec des chercheurs et des professionnels de l’image.
Un festival riche, en perpétuelle évolution, vivant, à l’écoute de son public et de son époque. Rendez-vous est donc pris du jeudi 6 au mardi 11 octobre pour s’interroger... et interroger ceux qui sont au cœur de la recherche !
Sont à l’honneur de cette 7e édition :
> La Chimie, notamment sous l’angle du développement durable et de son implication dans notre quotidien, dans le cadre de l’Année Internationale de la Chimie. Au programme :
• Deux séances spéciales de débats sont organisées autour d’un panel de personnalités des sciences, de l’image et de la culture scientifique « La Chimie verte va-t-elle sauver la planète bleue ? » et « La Chimie et Toi » (séance réservée aux collégiens et lycéens).
• Quatre films : La Chimie réinventée / C’est pas sorcier : chimie verte / Marie Curie au delà du mythe / La Grande Invasion
• Un spectacle scientifique pour enfants Ursule Fabulle par la Compagnie Les Atomes Crochus
> L’autre thématique mise en avant sera la Forêt – dans le cadre de son Année internationale proclamée par l’ONU - avec projections de films, jeu concours et parcours pédagogique.
> Chaque année, une chaîne étrangère est invitée à participer au festival et se voit offrir une carte blanche (programmation d’un film de son choix, hors compétition). Après la chaîne publique américaine PBS (NOVA), la chaîne publique japonaise NHK l’an dernier, c’est la BBC qui sera à l’honneur avec :
• une projection du film « Le voir pour le croire » ;
• la présence d’Aidan Laverty, responsable de la case scientifique Horizon diffusée sur BBC 2 ;
• un atelier pour les professionnels de l’audiovisuel scientifique, « BBC Horizon workshop », pour présenter la politique de la chaîne, échanger sur la possibilité de coproductions internationales…
> Chaque année, un grand scientifique est invité à partager avec le public son expérience et à évoquer son parcours de chercheur. Après Claude Lorius (2008), André Brahic (2009) et Françoise Héritier l’an dernier, Pariscience prendra hommage à René Frydman gynécologue obstétricien, professeur des universités à l’Hôpital Antoîne-Béclère de Clamart, « père » du premier bébé-éprouvette français.
Pour la première fois, une séance est organisée en partenariat avec la direction de la culture de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) dans un amphithéâtre du campus de Jussieu, en présence d’intervenants de l’université.
Une projection 3D-relief sur les abeilles aura lieu le dimanche 9 à 14h dans l’Amphithéâtre de Rouelle : il s’agit d’un diaporama en 3D Relief sur les abeilles commenté en direct par M. Janin, professeur de SVT, président de l’Association Images 3D Relief.
Et l’entrée est toujours gratuite !
Pour aller plus loin : Programme des séances ici.

