cheveux et marc de café
Après la rétine (voir article en lien ici), c’est maintenant vers les cheveux que les assurances en tout genre pourront se tourner pour établir une quelconque anticipation d’éventuels problèmes cardio-vasculaires chez leurs clients. En effet, une étude qui se veut pour le moins sérieuse présente ses conclusions sur le lien entre le stress et le niveau de cortisol présent au niveau des cheveux, lui-même corrélé à un risque élevé de survenue de problèmes cardiovasculaires.
Les scientifiques de l'université Western Ontario ont confirmé que le stress chronique est un facteur important dans la survenue d'une crise cardiaque, en analysant le niveau de cortisol (hormone du stress), au niveau des cheveux d’homme. Pour ce faire, ils ont rassemblé 56 hommes admis à l'hôpital après une crise cardiaque. Des échantillons de leurs cheveux ont été comparés à ceux de 56 autres patients qui n'avaient pas subi d'accident vasculaire. Les chercheurs ont alors constaté un niveau de cortisol nettement plus élevé chez les patients touchés par une crise cardiaque.
Le taux de cortisol jusqu’alors uniquement mesuré au niveau de l'urine, du sang ou de la salive permettait tout au plus de donner une indication sur le niveau de stress des dernières heures ou derniers jours, mais ne permettait en aucun cas de conclure sur « la réponse au stress sur une longue période », comme l’explique l'étude. Á l’inverse, le taux de cortisol présent au niveau des cheveux permet de réaliser une analyse à plus long terme. Les chercheurs ont ainsi mis en évidence pour la première fois que le cheveu est un marqueur biologique objectif et comparable du rôle du stress chronique dans les accidents vasculaires.
Des recherches sur un plus grand échantillon comprenant des femmes devront être réalisées pour établir la précision du test. Les auteurs de l'étude pensent que leurs résultats permettront aux médecins de mieux prendre en compte le stress chronique pour détecter et traiter les patients. Bonne nouvelle. En ce qui concerne d’autres applications évoquées ci-dessus espérons que ce ne soit que le fruit de mon imagination.
Pour aller plus loin : Articles sources ici, ici, ici et là + Philippa Lavallée, neurologue au centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale à l’Hôpital Bichat à Paris, explique dans un entretien accordé à Maxisciences tout ce qu’il faut savoir à propos de l’AVC ici.
Antalgiques et grossesse
Une étude franco-danoise, menée par le professeur Henrik Leffers, et le français Bernard Jégou, de l’Inserm-Université Rennes I et publiée dans la revue Human Reproduction a mis en évidence un lien entre la prise d’analgésiques et un risque accru de cryptorchidie chez l’enfant.
La cryptorchidie est définie comme l’absence d’un ou deux testicules dans le scrotum, et conduit à l’infertilité, voire dans certains cas à des formes de cancers. La cryptorchidie est de l’ordre de 2 à 3% chez les enfants en France, et de 9% au Danemark, taux le plus élevé en Europe. Parallèlement le Danemark est connu pour être l’un des pays les plus consommateurs d’analgésiques.
L’étude scientifique a porté sur plus de 400 femmes enceintes. 64,3% des mères de bébés atteints de cryptorchidie avaient consommé des analgésiques durant la grossesse, particulièrement au début du second trimestre, contre 55,5 % des mères d’enfants en bonne santé. Les effets des analgésiques, selon les chercheurs, étaient comparables à ceux de perturbateurs endocriniens comme les phtalates, des composés chimiques de plastiques comme le PVC.
Les trois médicaments à risque sont le paracétamol, l'aspirine et l'ibuprofène. Plus la consommation est importante, plus le risque l’est et ce particulièrement lorsqu’il y a mélange des trois médicaments. En outre, l’influence des analgésiques sur le risque de cryptorchidie chez l’enfant semble sensiblement plus importante si la prise a lieu au cours du second trimestre de la grossesse.
Même si les résultats obtenus sont significatifs, le Dr. Jégou insiste sur la nécessité de conduire une étude sur une plus grande cohorte de femmes enceintes. D’autre part, il faut que les femmes aient pris un ou ces médicaments durant deux semaines pour qu’un risque soit réellement présent.
Pour aller plus loin : Articles sources ici, ici et là.
L’Europe et la culture d’OGM
La Commission Européenne a récemment autorisé la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la première fois depuis 12 ans (article ici) et ce en dépit des doutes qui persistent quant à l’absence de nocivité des OGM à la fois pour l’environnement et pour la santé humaine, plaçant ainsi les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens.
60% des citoyens estiment en effet qu’il est nécessaire que les recherches sur l’impact des OGM à la fois sur l’environnement et sur l’homme soient poursuivies avant toute autorisation de culture.
Ainsi, l’organisme AVAAZ appelant au décret d’un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à la mise en place d’un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et de déterminer leur régulation a déjà recueilli plus d’1 millions de voix depuis le 29 septembre.
AVAAZ qui signifie “voix” dans plusieurs langues d'Asie, du Moyen-Orient et de l'Europe de l'Est a été lancé en Janvier 2007 afin d’impliquer les citoyens dans les processus politiques pour les faire peser sur les décisions mondiales. Cette communauté internet pionnière dans le plaidoyer en ligne vise ici à obtenir une interdiction des cultures OGM tant que la recherche n'a pas abouti et de donne la possibilité de déposer officiellement des propositions de lois à la Commission Européenne.
Pour aller plus loin : Dernier sondage Eurobaromètre 2008 'Attitudes des citoyens européens vis-à-vis de l'environnement' ici, l'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause dans un article du Monde là, retour sur l'autorisation de la pomme de terre Amflora par Inf'OGM ici, OGM et pesticides - un bilan désastreux, par Greenpeace là, résumé du Rapport d'Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (IAASTD), incluant des préoccupations sur l'usage des OGM ici. Et enfin, si vous souhaitez signer la pétition cliquez là.
La CNIL met en garde contre le nouveau service de géolocalisation de Facebook
Le 30 septembre, Facebook a lancé en France "Lieux" ("Places"), son nouveau service de géolocalisation. La CNIL est très attentive aux conditions de déploiement de ce service et demande à Facebook d’améliorer les paramètres de confidentialité et l’information des personnes. En attendant, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) invite les internautes à la prudence en matière de paramétrage de cette application.
Qu’est-ce que "Facebook Places" ?
Facebook "Places", ou "Lieux", est un service de localisation permettant aux utilisateurs du réseau social d’indiquer à leurs amis ou aux membres de Facebook qu’ils se trouvent à un certain endroit (restaurant, café, monument…), et de visualiser où se trouvent leurs "amis" .
Ainsi, vous pouvez publier sur votre "mur" le lieu où vous vous trouvez à un instant donné et préciser par un tag si vos "amis Facebook " sont présents, de la même manière que sur une photo. Vous pouvez également voir quelles sont les autres personnes se trouvant au même endroit grâce à la fonction "Ici Maintenant" ("Here Now"), ou encore recevoir des notifications automatiques lorsqu’un ami est présent à proximité.
Comment fonctionne cet outil ?
Pour utiliser "Places", il faut installer l’application Facebook pour Smartphones ou se rendre sur touch.facebook.com depuis un mobile et cliquer sur l’icône "Lieux".
Facebook collecte alors les données de géolocalisation (latitude/longitude) du mobile, puis propose une liste de lieux (restaurant, café, monument par exemple) se trouvant dans les environs. L’utilisateur peut effectuer un "check-in" (en cliquant sur "je suis là !") pour déclarer sur Facebook qu’il se trouve à cet endroit précis.
Pour chaque lieu, des informations peuvent être obtenues par simple clic. Les lieux proposés sont soit préalablement identifiés par Facebook, soit ajoutés par les internautes.
Quels sont les risques de cette application sur la vie privée ?
Dans la mesure où vous pouvez indiquer votre position à tout moment, le premier risque est de dévoiler trop d’informations sur vous. Par exemple, publier sa localisation au cours de la journée peut conduire à dévoiler aux cambrioleurs potentiels vos horaires de présence ainsi que votre adresse. Le site internet PleaseRobMe.com ("cambriolez-moi SVP") mettait justement en évidence ce danger. Même si, en théorie, "Facebook Places" ne permet pas d’être géolocalisé automatiquement : chaque "check-in" résulte d’une action d’un utilisateur (soi-même ou un "ami"). Ainsi, Alex Türk, président de la CNIL évoque quelques dérives possibles de Facebook dans un entretien à Libération ici.
Pour aller plus loin: Articles sources ici, ici, ici, ici, ici et là. Seemyloc essaye de concurrencer le géant Facebook ici, ici et là.
Concours pour l’optimisation des resources en eau
Depuis six ans, le prix EpE (Entreprises pour l’Environnement)/Metro incite les étudiants de tous horizons à formuler des projets audacieux autour du d
éveloppement durable. “Ce prix permet d’aborder l’environnement de manière originale et inventive”, résume Luc Semal, membre du jury et ancien lauréat, qui réalise aujourd’hui une thèse sur les villes en transition, un mouvement à l’origine de quelques centaines d’initiatives écologiques dans une quinzaine de pays.
Cette année, le thème choisi est l’optimisation de l’utilisation de l’eau. Et pour succéder à Jean-Marie Pelt, président du jury en 2010 : Ghislain de Marsily, professeur de géologie appliquée (hydrologie) à l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI) et membre de l'Académie des sciences, il est auteur de "L’Eau, un trésor en partage" (éd. Dunod), paru l’an dernier.
Au-delà des récompenses décernées aux lauréats, ce prix se veut à la fois un appel à “talents verts” et une passerelle entre étudiants et entreprises. “Rencontrer les entrepreneurs m’a aidé à comprendre les liens possibles entre la science et les attentes de la société”, estime Baptiste Régnery, étudiant biologiste au Muséum d’histoire naturelle et 2e prix 2010.
Voici l'intitulé exact du prix cette année : "Innovez pour l'eau. Proposez un projet concret qui permette de mieux utiliser une ressource en eau (océan, rivière, brume, nappe phréatique...) et qui conjugue performance économique et environnementale. Le projet pourra être technique, réglementaire et/ou économique."
Pour participer, vous devez donc envoyer vos idées pour préserver l’eau sous forme d’un dossier de 20 pages, soit 70000 caractères maximum, et ce avant le 15 mars 2011. Pour télécharger le bulletin d'inscription, cliquer là.
Pour aller plus loin : Article source ici.

