Journée mondiale sans tabac et maladie de Buerger
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que d'ici 2020, le tabac sera La principale cause de décès et d’incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an. Le tabagisme entrainera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la Tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés...
Cette journée mondiale sans tabac (qui a lieu cette année le lundi 31 mai) a donc été initiée afin de sensibiliser la population sur les risques liés à la consommation de tabac. Elle vise à mettre l'accent sur le rôle décisif joué par les professionnels de la santé dans la lutte antitabac. Ces derniers étant en contact avec un pourcentage élevé de la population cible et ayant donc l'occasion d'aider les fumeurs à modifier leur comportement. C’est dans ce cadre que je fais suivre avec grand plaisir un dossier de presse sur la maladie de Buerger, qui m’a été adressé par Mme Véronique Stival, Présidente de l’A.I.M.B (Association Internationale de la maladie de Buerger). Les objectifs de cette association étant de :
- Rompre l’isolement des patients atteints de la maladie de Buerger et de leurs proches et leurs apporter un soutien moral.
- Informer les membres de l’association et les patients atteints de la maladie de Buerger sur les progrès de la recherche ainsi que sur les thérapeutiques utilisées ou en cours de développement.
- Apporter aux questions posées par les patients des réponses validées par le Conseil Scientifique.
- Informer le public, le corps médical et les autorités sanitaires et sociales, de façon notamment à améliorer le diagnostic et faire reconnaître la maladie de Buerger.
- Contribuer à l’effort de recherche médicale et à l’amélioration des pratiques de soins relatifs à la maladie de Buerger.
- Faire reconnaître la maladie de façon spécifique dans les méfaits du tabac/cannabis et obtenir une prise en charge financière totale du sevrage aussi bien médicamenteux que psychologiques.
La maladie de Buerger est rare et donc très peu connue et actuellement la seule façon connue pour éventuellement guérir est d’arrêter de fumer.
Qu’est-ce que la maladie de Buerger ?
Par le professeur Fiessinger, coordinateur du Centre de Références sur les maladies vasculaires rares à l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris.
« La maladie de Buerger est une maladie rare. Sa prévalence n’est pas connue précisément. Elle est vraisemblablement comprise entre 1 sur 5000 et 1 sur 8000 personnes. Elle touche 5% des malades atteints d’artériopathie des membres inférieurs. Elle est inflammatoire, touche les artères de petit et moyen calibre, ainsi que les veines des extrémités inférieures et supérieures. Ni l’étiologie, ni le mécanisme ne sont connus. Seuls, les facteurs déclenchant et aggravant, sont reconnus comme le tabac ainsi que le cannabis qui est encore plus dangereux dans l’accélération de la maladie. Elle commence à l’adolescence et les symptômes apparaissent avant 30 ans. Douleurs aux pieds et mollets à la marche, au repos, de jour, de nuit à type de crampes. S’y ajouteraient des douleurs articulaires touchant les grosses articulations. Souvent le diagnostic est fait tardivement devant des ulcères ischémiques ou des gangrènes.
L’espérance de vie des patients est considérée comme normale mais le risque d’amputation est élevé et fonction de la poursuite de l’intoxication tabagique. Le diagnostic de maladie de Buerger et un diagnostic d’exclusion qui ne peut être porté qu’après avoir éliminé une pathologie athérosclérose, des embolies, les maladies auto-immunes, les états d'hypercoagulabilité et d'un diabète sucré. Les bilans biologiques sont normaux. Les écho-doppler, la TPCO2 permettent de mesurer la gravité de l’ischémie. En cas de thrombose veineuse superficielle une biopsie veineuse sur un nodule peut montrer des lésions inflammatoires évocatrices du diagnostic. Les artériographies montrent des artères en tire bouchon mais restent des examens invasifs et les images ne sont pas spécifiques. Si les douleurs ne sont ressenties qu’à une jambe, il faut savoir que la deuxième est souvent atteinte. Il en est de même aux membres supérieurs. Les pontages, les angioplasties sont exceptionnellement possibles Car les artères sont inflammatoires et le lit d’aval est absent. Rien n'est connu de la maladie sauf cette fragilité aux intoxications au tabac et au cannabis. »
Pour Aller plus loin : Journée mondiale du tabac ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là. Site internet du Centre de Référence des maladies vasculaires rares ici et centre de références sur les maladies rares là + Lettre ouverte de Mme Véronique Stival - Présidente de l’A.I.M.B : 22 RUE Edmond Hédouin , 62200 Boulogne/Mer. Portable : 06/18/22/28/83 à Madame Roselyne BACHELOT - NARQUIN Ministre de la Santé de la Jeunesse et des sports et Madame Elisabeth DOHIN Conseillère : 14, avenue Duquesne 75007 Paris :
Madame la Ministre, Madame le docteur Dohin,
Suite à la présentation de notre association dans vos services, voici nos attentes. Notre seul traitement reconnu à ce jour par les experts de la santé est le sevrage tabagique.
Voici nos demandes concernant la prévention et la prise en charge de la maladie de Buerger.
Demandes pour la prévention du public en général :
1) Inclure, en France, notre artérite juvénile tabagique dans chaque spot publicitaire et article mentionnant les méfaits du tabac au même titre que les cancers, maladies respiratoires, artérite du fumeur âgé, les AVC, les risques liés à la grossesse.
Cette action aurait le bénéfice :
- De rappeler cette maladie au monde médical et éviter l’errance de diagnostic
- De créer un impact psychologique par la confirmation de cette relation du tabagisme/ maladie de Buerger chez les personnes atteintes et de l’importance du sevrage.
- De crédibiliser les conseils apportés par le monde médical qui est le sevrage tabagique, seul traitement reconnu à ce jour.
La maladie de Buerger est inconnue, abstraite. Rappeler cette maladie publiquement permettrait, par le biais d’internet, de diriger les personnes intéressées (professionnels de santé ou malades) vers le site des maladies vasculaires rares qui permet d’obtenir toutes les informations utiles pour une prise en charge spécifique.
2) Informer les adolescents et jeune adultes dans les collèges et lycées par le biais de l’Education Nationale et de la médecine scolaire. Le risque d’être atteint de cette maladie avec la description de ses symptômes doit être présent dans leur esprit. La claudication intermittente ne fait pas penser, vu le jeune âge et des bilans biologiques normaux, à une artérite de Buerger qui peut, lors de l’errance, s’étendre et apporter des lésions irréversibles. Nous souhaitons un article écrit par l’INPES. Les articles écrits par ce service sont clairs et précis. Il servirait de support.
Informer ou rappeler la maladie de Buerger aux professionnels de la Santé réduira l’errance de diagnostique coûteuse pour la personne atteinte et la société. Errance qui peut durer entre 6 mois et 6 ans, voir plus.
Prioritairement :
- aux médecins généralistes
Puis aux médecins chez qui nous sommes adressés :
- Podologues (douleurs pédieuses)
- Ostéopathes (douleurs pédieuses)
- Dermatologues (irritations et colorations de la peau)
- Kinésithérapeutes
- Pédicure (ongle incarné confondu avec un début d’ischémie)
- Cardiologues/Angiologues (certains ne décèlent pas la maladie)
- Médecines universitaires
- Cardiologues, angiologues, traumatologues
- Chirurgiens vasculaires pour économie du membre si amputation.
Ce rappel éviterait de multiples examens radiologiques, de multiples consultations, des gestes de pédicuries invasifs et apporterait une réflexion sur l’économie du membre à amputer.
Demandes pour la prise en charge du tabagisme pour les personnes atteintes :
L’arrêt du tabac est reconnu être le seul traitement. Notre demande est la prise en charge en ALD des substituts nicotiniques et la prise en charge d’un suivi psychologique si besoin. Nous ne comprenons pas que l’aide au sevrage pour notre maladie rare ne bénéficie pas d’une prise en charge totale au titre de l’ALD. Nous bénéficions de traitements curatifs en milieu hospitalier onéreux, traitements d’une durée de 10 à 21 jours d’un montant de 10500 euros à 22000 euros. Ces traitements curatifs perdent toute leur efficacité si le tabagisme continue. Le risque d’amputation à un jeune âge est majoré avec les conséquences financières associées pour les malades et la société. La maladie de Buerger reste virtuelle et irréelle. Cette artérite du jeune fumeur n’est mentionnée dans aucun article concernant l’artérite des membres inférieurs. La prévention, telle que nous la souhaitons aurait un impact économique important pour la société et permettrait aux personnes atteintes de prendre conscience des réalités de cette maladie rare.
Je vous prie de recevoir, Madame la Ministre et Mme Dohin, mes respectueuses salutations.
La présidente, Véronique Stival.
Ronan Allain, paléontologue, spécialiste des dinosaures présente son métier au muséum d’histoire naturelle ce dimanche à 15h
Cet après-midi à 15h, à la Grande Galerie de l’Evolution du muséum d’histoire naturelle de Paris, Ronan Allain (36 ans), l'un des trois seuls spécialistes des Dinosaures en France, nous expliquera comment il a été amené à exercer ce métier passion, quel a été son parcours et en quoi consiste sa vie professionnelle actuelle …
Auditorium de la Grande Galerie de l'Évolution - 36 rue Geoffroy Saint Hilaire 75005 Paris.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Pour aller plus loin : Article source ici et là + Livre publié par Ronan allain sur les dinosaures là et critique du film « Dinosaure » là.
« La Parenthèse » : Livre sur l’épilepsie
La parenthèse, c’est (on s’en doute) celle de sa vie : la vie du personnage principal du roman, qui n’est autre que l’auteur Elodie Durand, qui revient à travers un magnifique album illustré de dessins en noir et blanc sur l’épilepsie qui l’a frappée à l’âge de 20 ans. Adoptant un ton humoristique, l’écrivaine, aujourd’hui guérie, arrive à nous faire partager avec intelligence et sensibilité un moment bouleversant de sa vie, qui n’a rien de drôle. Le récit de 224 pages relate son combat contre les pertes de mémoire, de langage et finalement de soi. Elle décrit son histoire sous la forme d’un reportage ou elle fait intervenir les souvenirs de ses parents, aux côtés des siens.
« Ce projet est né... » précise Elodie, « d'une nécessité, d'un besoin, d'un désir très fort de rassembler des souvenirs confus, d'éclaircir un passé douloureux mais aussi incroyable. Puis, plus tard, c'est l'envie de partager, de témoigner, et de bâtir ce récit qui m'a animée. Je voulais que ces souvenirs deviennent autre chose. J'ai attendu d'avoir suffisamment de recul par rapport au sujet pour me lancer réellement dans son élaboration, ce qui explique le temps qui s'est écoulé entre mes toutes premières recherches et le moment de sa réalisation". Grâce à son écriture particulièrement douce, à des pages en noir et blanc au graphisme alternant traits légers et torturés, Elodie parvient à happer littéralement le lecteur, à lui faire partager, lui expliquer sa maladie sans le mettre en situation de voyeur, avec « peut-être une volonté informative, mais pas du tout didactique, ludique parfois parce que certains passages sont durs, éprouvants. Je ne souhaitais pas donner un ton larmoyant à ce récit. Il y a beaucoup d'humour dans cette histoire. ! Je raconte les scènes médicales le plus simplement possible, sans commentaire ».
Bref, une belle histoire émouvante et vraie, comme on aime à en lire et qui parviens à nous intéresser à une maladie, tout en nous faisant rire, ce qui est plutôt rare !
Pour aller plus loin : Articles ici, ici, ici, ici et là.
6 dangers mortels pour l'humanité ?
Selon le dernier livre de Matthew Stein, diplômé du MIT (Massachussets Institute of Technology) « When Technology Fails » (Quand la technologie échoue), si l’homme continue de se comporter comme il le fait actuellement sans prendre en compte les alertes données par l’environnement, l’extinction des espèces et le réchauffement climatique… l’humanité risque bien de disparaître. Selon l’auteur, les 6 dangers principaux sont :
1- Le changement climatique : on assiste à une augmentation des températures, responsable de la fonte des calottes glacières et de la montée des eaux, réduisant à néant les territoires sous le niveau de la mer, comme les Pays-Bas.
2- La fin du pétrole : (ici) Les exploitations ne cessent de diminuer, d’où la nécessité de développer d’autres sources d’énergies et surtout renouvelables, et d’employer plus d’argent pour le développement des technologies se basant sur ces énergies (éoliennes, hydroélectrique, géothermiques, marémotrices…).
3- L’effondrement de la vie dans les océans : (ici) avec notamment la disparition du plancton qui y est la base de la chaîne alimentaire.
4- La déforestation : Les arbres et végétaux absorbent le dioxyde de carbone (CO2). Or plus de 50% des forêts dans le monde ont disparues. On a constaté suite à cela une augmentation de 25% des émissions des gaz à effet de serre, car ils n’étaient plus endigué par ces végétaux. Les forêts sont également une composante essentielle du système climatique et permettent la préservation des nappes phréatiques.
5- La crise alimentaire mondiale : Avec un manque de nourriture qui commence à se faire sentir et ce pour la première fois depuis la révolution agricole. Les agriculteurs pour diverses raisons (sols, eau, climat…) produisent moins, alors que la population ne cesse de croître.
6- La surpopulation : Au cours des 10 dernières années, la population mondiale s’est multipliée à vue d’œil. Elle sera de 7 milliards en 2012, alors qu’elle atteignait seulement 2 milliards en 1930, soit moins de 100 ans avant.
Matthew Stein conseille donc dans son blog de réduire sa consommation en général (produits, nourriture, objets…), de réutiliser d’anciennes choses par le biais d’échanges, trocs… (vêtements, livres, appareils électroménager) au lieu d’acheter, de recycler les déchets, de réduire l’utilisation du chauffage et de l’air conditionné, d’utiliser des énergies renouvelables dans les entreprises et dans la construction des nouveaux bâtiments, qu’ils soient individuels ou collectifs, de ne pas manger trop de viande, afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone, d’utiliser des lampes à économies d’énergie, ainsi que des voitures moins polluantes, ou mieux encore de se déplacer en vélo. Dans un autre article, il détaille 12 changements majeurs que nous devrions adopter pour sauver notre civilisation.
Pour aller plus loin : Article source ici + Blog de Matthew Stein ici.
Journées fondation pour la recherche médicale les 28.29.30 mai 2010
La Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) organise la 2ème édition de ses Journées nationales les 28, 29 et 30 mai 2010 pour sensibiliser le public à la nécessité de soutenir la recherche médicale, afin qu’elle bénéficie à tous les malades. Cette campagne de sensibilisation et de collecte permettra aux donateurs d’exprimer leur solidarité envers tous ceux qui souffrent, quelle que soit leur maladie. Sous la conduite de Thierry LHERMITTE, parrain de la Fondation pour la Recherche Médicale depuis 6 ans, et de Virginie EFIRA, nouvelle marraine de la Fondation, les Journées de la Fondationpour la Recherche Médicale se déclineront sur le terrain, à la radio, dans la presse, en affichage et sur internet.
Fondée en 1947 par des médecins et chercheurs de renom dont les Pr Jean BERNARD et Jean HAMBURGER, la Fondationpour la Recherche Médicale est le seul organisme caritatif à intervenir dans tous les domaines de la recherche médicale. Reconnue d'utilité publique depuis 1965, la Fondation est aujourd'hui le 1er partenaire caritatif de la recherche médicale publique française. Elle finance en moyenne chaque année, les projets de près de 700 chercheurs et équipes de recherche, soit un budget global moyen de 30 millions d'euros. La Fondation pour la Recherche Médicale ne soutient que les travaux de recherche les plus innovants et les plus prometteurs en termes de progrès médical. Elle encourage le développement de recherches dans des secteurs délaissés ou correspondant à de nouvelles priorités de santé publique. Elle joue un rôle primordial dans la formation des jeunes chercheurs et apporte une aide vitale aux projets de recherche des jeunes équipes, préparant ainsi l'avenir de la recherche médicale. La Fondation pour la Recherche Médicale agit grâce à la générosité de 450 000 donateurs réguliers, par les dons et legs qui lui sont faits.
Si vous souhaitez vous aussi faire un don, vous pouvez le faire par internet, en allant sur le site : www.frm.org ou par courrier, en envoyant un chèque à l'ordre de la Fondation pour la Recherche Médicale, 54 rue de Varenne, 75007 Paris.
Pour aller plus loin : Articles ici, ici, ici, ici et là.
Journée mondiale de dépistage du cancer de la peau : les bienfaits du soleil
Avec les beaux jours qui arrivent, quel régal de se prélasser au soleil ! En petite quantité, il serait en plus très bénéfique pour la santé. De petites doses quotidiennes dans la matinée ou en milieu d'après-midi sont largement suffisantes pour en tirer les bénéfices. En revanche le recours aux UV artificiels tels que délivrés dans les salons de bronzage est parfaitement inutile, et même dangereux car ils contribuent aux risques de cancers de la peau.
Le soleil, ou plus précisément la lumière joue un rôle régulateur dans la sécrétion hormonale, permettant ainsi le contrôle du sommeil, via ce que l’on appelle l’horloge interne. Le soleil a donc un effet majeur sur notre moral. C’est pourquoi on prescrit des séances d'exposition à une lampe émettant de la lumière naturelle pour endiguer la fameuse déprime hivernale, c'est la luminothérapie. Le soleil (via les UVB) accentue également la synthèse de vitamine D par la peau. Or cette vitamine renforce notre système immunitaire, permettant de prévenir au mieux les infections virales, bactériennes, auto-immunes, les maladies cardiovasculaires, psychiatriques, et même les cancers. Le soleil est également bon contre la sclérose en plaques. Certaines études montrent en effet que l'incidence de la sclérose en plaques est moindre dans les régions les plus ensoleillées. D'autres suggèrent qu’une exposition modérée au soleil durant l'enfance réduit les risques de développer une sclérose en plaques. Cette fois-ci cet effet du soleil ne semble pas dû à une synthèse de vitamine D, mais directement au rôle des rayons solaires émettant dans l’ultraviolet (UV). Le soleil a également un impact positif sur les os. En effet, la vitamine D est nécessaire à la fixation du calcium sur les os. Or la majeure partie de la vitamine D est synthétisée par notre peau lorsque celle-ci est exposée aux UVB. C'est ainsi, qu'indirectement, le soleil est bon pour nos os, pour se construire un squelette de bonne qualité, pour l'entretenir et enfin pour prévenir l’ostéoporose. D'ailleurs, les femmes ménopausées ayant un risque accru d'ostéoporose bénéficient souvent d'une supplémentation en calcium et aussi en vitamine D. Et pour les autres, on recommande de multiplier les activités en plein air : sport, promenade, jardinage... En revanche au sujet de l’acné, il faut être vigilant concernant les bienfaits du soleil, qui ne sont que temporaires. En effet, le soleil assèche la peau et l’épaissie, ce qui empêche les boutons de pousser, mais après l'exposition, lorsque la peau reprend son épaisseur normale, on assiste à une aggravation de l'acné. C'est ainsi qu'en septembre, tous les boutons non sortis pendant l'été explosent.
Par ailleurs, il est nécessaire de se protéger contre les rayons nocifs du soleil avec une bonne crème solaire (indice élevé), de préférence de moins d’un an, à appliquer généreusement une sur les parties du découvertes du corps et renouvelez les applications durant la journée. Il est ingénieux d’avoir toujours un tube de crème sur soi dès que le soleil est présent (la crème solaire n'empêche pas notre peau de synthétiser de la vitamine D), d’hydrater sa peau matin et soir pour la préparer au soleil et de s’exposer progressivement. L’usage de chapeaux et casquettes est vivement conseillé, afin de ralentir le vieillissement de la peau (le visage et le décolleté étant les premiers touchés, car la peau est plus fine) et les enfants en bas âge doivent être préservés de toute exposition solaire. Les UV sont également particulièrement néfastes pour les yeux. Picotements, rougeurs, larmes et hypersensibilité à la lumière, sont les signes d'une atteinte de la cornée. Les UV pourraient aussi augmenter le risque de cataracte. Alors ne prenez pas de risque, portez des lunettes de soleil. Attention aux lunettes gadget. La teinte des verres (ou du plastique) favorise la dilatation de la pupille, laissant entrer les UV encore plus facilement. Les verres doivent être filtrants (filtration des UV), de catégorie 2 ou 3 et au marquage CE. Au volant aussi, il est conseillé de porter des lunettes de soleil, contre les éblouissements (ici).
Pour la journée mondiale de dépistage des cancers de la peau, vous pourrez bénéficiez aujourd’hui d’un dépistage gratuit dans un des centres participants ici.
Pour aller plus loin : Articles source ici, ici et là + Journée mondiale de dépistage de cancer de la peau ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là + cancer de la peau ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là. Ligue contre le cancer ici. Quizz "toast-attitude" ludique pour alerter contre les dangers du soleil ici.
Journée mondiale contre la sclérose en plaques
Aujourd’hui, mercredi 26 mai, a lieu la seconde journée mondiale de la sclérose en plaque. Il s’agit d’une maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central : elle s’attaque aux fibres nerveuses du cerveau, de la moelle épinière et du nerf optique, entraînant ainsi une grande fatigue, une faiblesse musculaire, des troubles visuels et surtout, si les poussées deviennent trop fréquentes, un grave handicap moteur. Les femmes sont plus sujettes à développer une sclérose en plaques que les hommes (1,7 femme pour 1 homme). La Journée mondiale de la sclérose en plaques doit permettre de sensibiliser la population à cette maladie, ainsi qu’à la rendre plus solidaire des malades.
Cette maladie touche 80000 personnes en France et plus de 2 millions de personnes dans le monde, comme Cécile Hernandez-Cervellon, jeune maman de 35 ans. En 2002, un matin, alors qu’elle est chef d’entreprise et championne de BMX, elle s’effondre. Foudroyée par la maladie, elle ne sent plus ses jambes et se griffe en vain pour tenter de retrouver des sensations. Quatre jours plus tard et après hospitalisation, le diagnostique tombe : elle est atteinte d’une sclérose en plaque (SEP). A 26 ans, Cécile doit donc faire le deuil de sa vie « d’avant ». Elle est clouée dans un fauteuil roulant. Plus question pour elle ni de business, ni de sport. Elle n’a alors qu’une idée en tête, tenter de remarcher. Elle se bat, y arrive, tombe enceinte et commence une carrière d’écrivain. Aujourd’hui, considéré comme invalide à 80%, elle est mère d’une petite de 2 ans et joue la « Kylie Minogue » de la sclérose en plaque en se faisant le porte-parole glamour de cette maladie terrible. Interviewée à plusieurs reprises (ici) pour parler de sa maladie, notamment par Thierry Ardisson (le 23 janvier dernier, vidéo ici) pendant l’émission « Salut les terriens », elle avoue que tout n’est pas rose, mais qu’elle ne retient que le positif de cette maladie : sa fille et sa carrière d’écrivain.
Pour aller plus loin : Journée mondiale de la sclérose en plaque ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là + Sclérose en plaque ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là. Ligue française contre le sclérose en plaque ici + Association pour la recherche sur la sclérose en plaque là. La SEP, protéger le cerveau pour éviter le handicap ici. Pistes multiples contre la Sclérose en plaques là.
« Création d'une cellule bactérienne contrôlée par une synthèse chimique du génome »
C’est le titre d’un article, publié vendredi dernier dans la célèbre revue Science. En effet, vendredi dernier, le biologiste et homme d’affaire américain John Craig Venter et son équipe ont annoncé la naissance d’une bactérie au génome synthétique. C’est-à-dire la création d’une cellule vivante, avec un génome de synthèse : une première dans l’histoire des sciences. Concrètement, ils ont synthétisé chimiquement un génome de bactérie, grâce à des machines spécialisées et à partir d’un modèle naturel ayant été séquencé, puis ont réinjecté le chromosome bactérien ainsi reconstitué dans un mycoplasme (Mycoplasma capricolum, qui infecte les chèvres) débarrassé de son propre génome. Et la cellule ainsi créée a fonctionné, s'est reproduite et a formé des colonies…
Ces travaux, réalisés par une équipe de 24 chercheurs, ont effectivement conduit à la création de bactéries, dont le patrimoine héréditaire a été construit par synthèse informatique et chimique, bactéries qui sont aujourd'hui « naturellement » capable de se diviser pour se reproduire. Les auteurs rapportent dans l’article « la conception, la synthèse et l'assemblage de 1,08 Mb (Mb = méga base = 10*106 bases) du génome Mycoplasma mycoides JCVI-syn 1.0, numérisés à partir des informations sur la séquence du génome et sa transplantation dans un Mycoplasma capricolum, cellule receveuse, pour créer de nouveaux Mycoplasma mycoides, cellules qui sont contrôlées uniquement par le chromosome synthétique. L'ADN présent dans les cellules n'est que de l'ADN conçu par synthèse y compris (...) les polymorphismes et les mutations acquises au cours du processus de construction. Les nouvelles cellules ont les propriétés phénotypiques prévues et sont capables d'autoréplication. » Selon John Craig Venter « Il s'agit de la création de la première cellule vivante synthétique au sens où celle-ci est entièrement dérivée d'un chromosome synthétique ». Autrement dit nous assistons à la première vie synthétique de l’histoire de la biologie, pouvant se reproduire.
Cette découverte scientifique d’ampleur est cependant accueillie différemment selon les publics : alors que certains y voient un prodige scientifique sans précédent et la première démonstration que l'homme peut non seulement maîtriser la vie, mais la créer de ses propres mains, comme Philippe Marlière (Vidéo interview ici), généticien, conseiller du directeur des sciences de la vie au Commissariat à l'énergie atomique et impliqué dans la prochaine création d'un centre européen sur ce sujet au Génopole « Ces travaux sont extrêmement importants. Pour nous, c'est comme l'invention de la presse pour imprimer par Gutenberg ou la première réaction contrôlée en chaîne de la fission nucléaire par Enrico Fermi », d'autres s’inquiètent de la portée et l’utilisation qui sera faîte de cette découverte. Car si ces travaux permettent une meilleure compréhension du monde génétique, ils ouvrent également la voie à la création de nouvelles espèces « artificielles », génétiquement modifiées.
Pour aller plus loin : Article source ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là. Forum ici et là. Vidéo là.
Médecines parallèles…
Suite à l’émission de jeudi dernier, ayant suscité vives réactions, voici un article explicatif pour rentrer dans de plus amples détails : Pour désigner ces méthodes de soins, on utilise invariablement les expressions « médecine douce », « médecine complémentaire », « médecine naturelle », « médecine alternative » ou encore « médecine parallèle ». Ces « médecines non conventionnelles » sont considérées comme non scientifiques en occident, car elles ne sont pas fondées sur la méthode expérimentale, une des bases de l’approche scientifique. Elles sont souvent préventives et reposent sur des pratiques ancestrales, ainsi que sur la relation de confiance établie avec le patient, et non sur une médecine fondées sur des faits, développée à partir du XIXe siècle. Selon les pays, leurs traditions et leurs législations, elles peuvent être courantes et parfois même remboursées au même titre que les traitements habituels, comme en Allemagne, en Suisse, en Angleterre ou au Danemark, ou tolérées, comme en France et dans certains pays de tradition latine, ou bien carrément interdites. Le représentant de l’Ordre des médecins au sein du conseil d’orientation de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), Daniel Grunwald, avoue toute la difficulté à faire passer un message clair : « Les médecines dites douces ne sont pas, en elles-mêmes, dangereuses, affirme-t-il, et peuvent même être utiles dans certains cas… et, dans d’autres cas, devenir franchement dangereuses. Il n’y a pas d’un côté, le licite, de l’autre, l’illicite. Tout dépend de l’utilisation qui en est faite… »
Bien qu’elles ne soient pas reconnues par une grande partie des scientifiques, particulièrement par ceux appartenant au mouvement sceptique contemporain, certaines techniques sont néanmoins utilisées par les médecins ou des auxiliaires médicaux, d’autres par divers praticiens paramédicaux ("praticiens de santé" en Allemagne et en Suisse, sous le contrôle de l'état), et d’autres encore par des pratiquants dont la qualité de la formation n'est pas soumise à un diplôme d'état et peut difficilement être évaluée, étant basées sur des hypothèses non validées expérimentalement. Elles se développent donc de plus en plus en complément ou en alternative de la médecine classique et voit un essor grandissant ces dernières années. Les patients y cherchent souvent une médecine à l’écoute de leurs maux physiques et psychiques, plus globale que la médecine actuelle très spécialisée et donc technicienne.
Il existe un nombre incroyable de « médecines parallèles », plus holistiques, que la médecine traditionnelle. Le site médecine parallèles, qui propose un répertoire de thérapeutes par département, en dénombre par exemple plus de 100 (106 exactement), classées dans l’ordre alphabétique, de l’acupressure au Yoga en passant par le reboutage, le magnétisme (ici aussi), l’homéopathie, la chiropraxie, le shiatsu, la sophrologie ou la médecine chinoise. La Direction Générale de la Santé estime qu’entre 30 et 50% de la population française a recours de manière régulière à ce type de pratique. Il s’agit là d’un réel phénomène de mode qui, le plus souvent et heureusement, vient compléter la médecine officielle.
C’est pourquoi en 2002, l’OMS lançait une « stratégie mondiale pour les médecines traditionnelles ou parallèles » (ici). Il s’agissait d’un plan sur cinq ans, visant à explorer ces médecines, à évaluer leur efficacité et à voir quels bénéfices la santé publique peut en attendre, dans leurs pays d’origine comme dans les pays développés. Parmi ces thérapeutiques, qui vont de l’acupuncture à l’ayurveda, les remèdes à base de plantes occupent une place importante. Or ces plantes médicinales ont des vertus souvent mystérieuses, et il est urgent de multiplier les recherches: aujourd’hui, alors que les médecines dites naturelles comptent des milliards d’utilisateurs, les travaux sur ce thème ne représentent que 0,4% des articles publiés par les grandes revues scientifiques.
Il y a pourtant de quoi faire. Par exemple à propos d’Artemisia annua, plante médicinale chinoise qui semble combattre le paludisme résistant. Ou Sutherlandia microphylla, plante sud-africaine dont on espère tirer un médicament redonnant appétit et masse corporelle aux sujets infectés par le virus du sida. En attendant, il faut utiliser les connaissances déjà disponibles. Par exemple s’abstenir de consommer du ginseng quand on prend de la warfarine (effet anticoagulant excessif). Ou savoir que le millepertuis fait double emploi avec l’imipramine (antidépresseur). Ou encore interdire ce même millepertuis aux séropositifs VIH, car il contrecarre l’action de l’indinavir (inhibiteur de protéase) et favorise la multiplication du virus: même les tisanes les plus anodines doivent être maniées avec précaution. Attention donc à la phytothérapie !
Pour aller plus loin : Articles source ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et là. Forum ici, ici et là. Blog d’un magnétiseur ici, naturopathe là. Phytothérapie ici. Médecine naturelle ici, ici et là. Médecine intégrative ici + Vidéo « La médecine parallèle selon Prune » là.
Un mur végétal à Magenta pour purifier l’air
Ce mur dépolluant a été installé jeudi dernier au sein de la station Magenta sur le ligne E du RER à Paris, dans le 10ème arrondissement. C’est le premier mur végétal dépolluant en espace clos du monde. Composée de 3000 plantes de 31 variétés différentes, cette installation de 15m de haut et 70m carré, à 8m du sol est faîte pour rester.
Elle vise à améliorer la qualité de l’air dans le hall, ou passent tous les jours 70000 voyageurs. La plante araignée par exemple, qui est une des variétés des plantes du mur, absorbe le monoxyde de carbone (CO2) et la fougère aide à humidifier l’air ambiant. A cette action purifiante naturelle des plantes, vient s’ajouter un système de pompe qui aspire le CO2 ambiant et l’envoi directement dans le terreau, qui fait donc office de filtre purificateur. Astucieux, écolo et plutôt joli !
Une étude, menée en laboratoire par le CSTB (le centre scientifique et technique du bâtiment), conclut à une importante réduction dans l’atmosphère des composés organiques volatils, comme le benzène.
Le mur végétalisé serait aussi efficace pour éliminer les oxydes d’azote. Cette expérience doit être d’abord analysée finement au bout d’un an, et, si les conclusions sont satisfaisantes, être étendue à de nombreux autres sites.
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